Festival du Court Métrage 2018

Festival du Court Métrage 2018

Ce mois de juin, coup de projecteur sur les courts-métrages francophones ! Nous vous convions à trois séances de visionnage de chefs d’œuvre appartenant à un genre cinématographique encore trop méconnu.
Lors de chaque séance, une brève introduction vise à présenter les courts-métrages projetés. A la fin de chaque film, avant de passer au suivant, nous animons un débat pour échanger sur les principaux enjeux qui ont été soulevés.

Vendredi 15 juin - "Thème Migrations"

Pour cette première séance de projections, les trois courts-métrages proposés ont trait au thème des migrations.

Aïssa de Clément Tréhin-Lalanne, 8 minutes (2014). Aïssa est congolaise. Elle est en situation irrégulière sur le territoire français. Elle dit avoir moins de dix-huit ans, mais les autorités la croient majeure. Afin de déterminer si elle est expulsable, un médecin va examiner son anatomie.

Atlantiques de Mati Diop, 16 minutes (2009). À la nuit tombée, autour du feu, Serigne, jeune dakarois, raconte à ses deux amis son odyssée clandestine, récit épique de la traversée de l’Atlantique.

Afrique sur Seine de Paulin Soumanou Vieyra et Mamadou Saar, 21 minutes (1955). L’Afrique est-elle en Afrique, sur les bords de la Seine ou au Quartier latin ? Interrogations d’une génération d’artistes et d’étudiants à la recherche de leur civilisation, de leur culture, de leur avenir.

Vendredi 15 juin à 18h. Entrée libre

Jeudi 21 juin - "Thème Film d’animation"

Lors de cette deuxième séance de projections, nous vous proposons cinq courts-métrages d’animation. Entre chaque diffusion, nous animerons un débat sur les questions et thèmes abordés dans chaque film.

Le Banquet de la concubine de Hefang Wei, 2012 (13 minutes). Chine, an 746, dynastie Tang. A cette époque, le pays connaît sa période la plus prospère. L’Empereur Li est un grand amateur de femmes, d’art et de musique. Il possède de nombreuses concubines. Sa préférée s’appelle Yang. Alors qu’un grand banquet se prépare en son honneur, l’Empereur, pris dans une partie de Go, l’oublie.

La Belle fille et le sorcier de Michel Ocelot, 1991 (7 minutes). Une fille moche et enrobée s’apitoie sur son sort et rencontre par hasard un sorcier « qui tombe du ciel » telle une bonne fée. Celui-ci la transforme en une ravissante princesse du Moyen-âge. Mais cela ne résout pas le problème de sa solitude...

Blind Spot de Simon Rouby, 2014 (3 minutes). Un voleur entre dans une épicerie pour faire un hold-up. Dans le magasin, une vieille grand-mère qui voit mal fait ses courses tant bien que mal. Soudain, tout s’enchaîne dans une confusion totale…

Le Bûcheron des mots d’Izu Troin, 2009 (11 minutes). Dans un pays où les habitants se nourrissent de lettres et de mots cueillis dans les arbres, la lecture est vitale s’ils ne veulent pas mourir... d’ennui. Mais certains livres sont interdits à cause de leur contenu émotionnel et des transformations physiques qu’ils provoquent. Nadal, un bûcheron des mots, fait une rencontre qui change définitivement sa vie...

Sous tes doigts de Marie-Christine Courtès, 2014, (12 minutes). À l’occasion du décès de sa grand-mère, une jeune eurasienne revit, entre danse et rituels, l’histoire singulière des femmes de sa famille, de l’Indochine coloniale à l’isolement d’un camp de transit. Le jour de la crémation de sa grand-mère, Emilie, une jeune métisse asiatique, se plonge dans les souvenirs de la vieille femme.

Jeudi 21 juin à 18h. Entrée libre.

Jeudi 28 juin - "Thème Quête d’identité"

Pour cette troisième et dernière séance de projection de courts-métrages, vous pourrez visionner quatre films traitant de la quête d’identité.

Blush de Luciana Botelho Bodnar, 2012 (13 minutes). À 26 ans, Nicolas est un jeune homme en parfait accord avec son temps : discret, sportif, branché. Dans son petit appartement parisien, nous découvrirons que deux simples boîtes en carton renferment un précieux secret.

Brises d’Enrique Ramirez, 2008 (13 minutes). Enrique Ramirez est né en 1979, six ans après le coup d’Etat militaire au Chili. Il a grandi sous la dictature auprès de sa mère. « Elle m’a raconté que, paradoxalement, c’était la période la plus heureuse pour elle. Elle a vécu la dictature derrière un mur, protégée de tout. Dès que j’ai grandi, ma mère s’est rendu compte qu’il n’y a pas eu une période si néfaste au Chili auparavant. »

Un grand silence de Julie Gourdain, 2016 (26 minutes). Marianne a dix-neuf ans en 1968. Elle est placée au sein d’une maison pour jeunes filles, loin de sa famille et de ses proches. Dans cette institution, Marianne découvre que bon nombre de ses camardes possèdent un secret qui a fait basculer leur parcours.

Le Retour de Yohann Kouam, 2013 (20 minutes). Cela fait un an que son grand frère est parti et c’est avec impatience que Willy, quinze ans, attend son retour au quartier. Il croit tout savoir sur Théo, mais à peine ce dernier revenu, il découvre son secret.

Vendredi 29 juin à 18h. Entrée libre.