Welcome to the Alliance Française de Manchester library catalogue!
Start by selecting PUBLIC ONLINE CATALOGUE under Library to see what is available to borrow.
Under CATEGORY you can select the library section you wish to browse.
You can search by keyword in French, author name or title.
« Avec Hourra !, je souhaite partager avec vous la joie d enseigner et le plaisir d apprendre. » Hugues Denisot Une méthode simple à utiliser et motivante pour les élèvesDes situations de communication concrètesUne exposition progressive à la langueDes projets faciles à mettre en placeDe grands jeux pour l évaluation des acquisUne large variété de supports pour dynamiser la classe, accessibles sur hourra.hachettefle.fr :chansonspoésiesanimationsvidéos interactives...
1950 : un commando de ravisseurs s'entre-tue autour d'une petite fille grièvement blessée. Six ans plus tard, la photographe Ivory Pearl, surnommée " la Robert Capa femelle ", épuisée de couvrir les multiples conflits de l'après-guerre, part pour Cuba s'isoler dans la montagne. Venue se reposer d'une vie de stress et d'horreurs, Pearl qui croyait se retirer des affaires va se retrouver dans une nature sauvage en plein coeur d'une impitoyable traque. Avec elle, un homme et une enfant. Deux inconnus dont elle aura croisé la route...
Rubén, fils du célèbre poète Calderón assassiné dans les geôles de la dictature argentine, est un rescapé de l'enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla. Quand sa route croise celle de Jana, une jeune sculptrice mapuche qui lui demande d'enquêter sur le meurtre de son amie Luz, la douleur et la colère les réunissent. Mais en Argentine, hier comme aujourd'hui, il n'est jamais bon de poser trop de questions, les bourreaux et la mort rôdent toujours...
Un homme hanté par des voix de fantômes erre à Toulon et prend un train pour l'île du Levant, espérant que la mer apaise ses tourments. Il découvre un ancien bagne pour délinquants mineurs et reçoit le récit de Louis, un jeune garçon condamné pour vol et harcelé pour son homosexualité. En écoutant son histoire, l'homme libère la mémoire de Louis, acteur d'une révolte en 1866.
Thomas entre dans le park comme on rentre dans une image et Comme si de couleurs les ondes on teignait Ou si l'air et le vent de couleurs on peignait, et c'est du septième art.
« On va faire un beau film ! » Depuis que le producteur a validé son scénario, Boris est aux anges. La tragédie romantique qu'il a intitulée Les servitudes silencieuses verra le jour au cinéma, en noir et blanc, comme dans ses rêves les plus fous. Tout semble décidément sourire à Boris quand il fait la rencontre d'Aurélie, une jeune femme cinéphile qui se passionne pour le projet. Pourtant le cinéma, comme l'amour, a ses aléas et ses contraintes. Du film d'auteur au navet, il n'y a parfois qu'un pas…
« Le temps : tout était là, dans ces cinq lettres, cette simple syllabe. J'allais soudain en être riche, ne plus courir après, le nez rivé sur l'ordinateur, le téléphone. Pendant neuf jours, j'allais devenir un milliardaire du temps, plonger les mains dans des coffres bourrés de secondes, me parer de bijoux ciselés dans des minutes pures, vierges de tout objectif, de toute attente, de toute angoisse. J'allais me gaver d'heures vides, creuses, la grande bouffe, la vacance, entre ciel et mer. » De l'inaccessible Tombouctou à la mélancolique Tallinn, entre une partie d'échecs fatale dans un hôtel russe et un barbecue incongru à Kaboul, des clameurs de la place Tahrir au fin fond d'un trou, dans l'Aveyron... c'est le roman d'une vie et de notre monde que raconte Nicolas Delesalle, le temps d'une croisière en cargo. Un périple passionnant, plein d'humour et d'esprit, de couleurs et de saveurs, qui réveille notre envie de partir. Philippe Vallet, France Info.
Après trois jours de tempête, un pêcheur découvre, échouée sur la grève, une jeune fille qui semble avoir réchappé à une grande violence. La voix de la naufragée s'élève, qui en appelle à tous les dieux du vaudou et à ses ancêtres, pour tenter de comprendre comment et pourquoi elle s'est retrouvée là. Cette voix expirante viendra scander l'ample roman familial que déploie Yanick Lahens, convoquant les trois générations qui ont précédé la jeune femme afin d'élucider le double mystère de son agression et de son identité. Les Lafleur ont toujours vécu à Anse Bleue, un village d'Haïti où la terre et les eaux se confondent. Entre eux et les Mésidor, devenus les seigneurs des lieux, les liens sont anciens, et le ressentiment aussi. Il date du temps où les Mésidor ont fait main basse sur toutes les bonnes terres de la région. Quand, au marché, Tertulien Mésidor s'arrête comme foudroyé devant l'étal d'Olmène (une Lafleur), l'attirance est réciproque. L'histoire de ces deux-là va s'écrire à rebours des idées reçues sur les femmes soumises et les hommes prédateurs. Mais, dans cette île également balayée par les ouragans politiques, des rumeurs de terreur et de mort ne tardent pas à s'élever. Un voile sombre s'abat pour longtemps sur Anse Bleue. Pour dire le monde nouveau, celui des fratries déchirées, des déprédations, de l'opportunisme politique, Yanick Lahens s'en remet au chœur immémorial des paysans : eux ne sont pas dupes, qui se fient aux seules puissances souterraines. Leurs mots puissants, magiques, donnent à ce roman magistral une violente beauté. Yanick Lahens vit en Haïti. Depuis la parution de La Couleur de l'aube (2008 ; prix RFO 2009), elle porte en elle le grand roman de la terre haïtienne qu'est Bain de lune. Failles (2010) et Guillaume et Nathalie (2013) ont également paru chez Sabine Wespieser éditeur.
En 1976, mon père a rouvert la maison qu’il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.
À l’intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d’honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux
ciseaux.
Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi
Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d’elles.
Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J’ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu
être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.
Enlevée à sept ans dans son village du Darfour, Bakhita a connu toutes les horreurs et les souffrances de l'esclavage. Rachetée à l'adolescence par le consul d'Italie, elle découvre un pays d'inégalités, de pauvreté et d'exclusion. Affranchie à la suite d'un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte. Avec une rare puissance d'évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d'âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu'elle soit razziée.
J'importe dans la littérature quelque chose de dur, de lourd, de violent même, lié aux conditions de vie, à la langue du monde qui a été
complètement le mien jusqu'à dix-huit ans, un monde ouvrier et paysan. Toujours quelque chose de réel. J'ai l'impression que l'écriture est
ce que je peux faire de mieux, dans mon cas, dans ma situation de transfuge, comme acte politique et comme "don."
C'est la première fois qu'Annie Ernaux publie un livre d'entretiens. Avec Frédéric-Yves Jeannet, elle parle de sa venue à l'écriture, de sa
manière de travailler, de ses raisons d'écrire.
« TU VEUX PAS ÉCRIRE UN ROMAN SÉRIEUX ? » a conseillé Lisa à Alan, avant de le quitter pour un universitaire spécialiste de Ronsard. Profitant de l'été qui commence, Alan espère donc se plonger avec la discipline d'un guerrier samouraï dans l'écriture d'un livre profond et poignant. Ça et aussi s'occuper de la piscine des voisins partis en vacances. Or bientôt l'eau du bassin se met à verdir, de drôles d'insectes appelés notonectes se multiplient à la surface... Après Le discours, cette nouvelle comédie brosse un portrait aussi désopilant que juste de notre époque.
Vers l'an mille : la fille d'Erik le Rouge met cap au sud avec son mari, quelques hommes, du bétail et des chevaux.1492 : Colomb ne découvre pas l'Amérique.1531 : les Incas envahissent l'Europe.Ce qui a manqué aux Incas pour résister aux conquistadors : le cheval, le fer, les anticorps. Dans Civilizations, les Vikings les leur ont apportés. Quelques siècles plus tard, Atahualpa débarque dans l'Europe de Charles Quint. Il trouve un continent déchiré par les querelles religieuses et dynastiques. Mais surtout, des populations brimées, affamées, au bord du soulèvement – des alliés.Voici le récit d'une autre mondialisation, telle qu'au fond il s'en est fallu d'un rien pour qu'elle l'emporte et devienne réalité.
Nul n'est à l'abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence: mille
petits signes inquiétants s'accumulent puis tout s'accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ?
Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n'a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide,
elle organise sa fuite; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape...
Les ombres de Hitchcock et de Brian de Palma planent sur ce thriller diabolique.
Avec "Robe de marié", dont on comprendra le titre dans les dernières pages, Pierre Lemaitre livre un polar parfaitement orchestré où le mal
n'épargne personne.
Allan Kaval, Marianne
Une fable cruelle et amorale sur le harcèlement et la vengeance.
Philiippe Lemaire, Le Parisien.
Vivre avec Picasso est à ce jour le portrait de Picasso le plus intime et le plus révélateur que l'on ait écrit. Pendant près de dix ans,
Françoise Gilot a vécu auprès du grand peintre dont elle a eu deux enfants. Son livre est la description de ces années à la fois
trépidantes, riches en surprises et pleines de tendresse. Françoise Gilot, peintre elle-même, rapporte avec minutie tous les aspects de la
création artistique chez cet homme débordant d'idées, d'imagination et d'élans contradictoires. Mais c'est aussi Picasso, l'homme, qui
apparaît ici : le compagnon de tous les jours, l'être irascible, le partisan, le père rempli d'angoisse pour son fils, le créateur
superstitieux... Autour de lui sont campés quelques-uns des grands hommes de son époque: Matisse, Gertrude Stein, Eluard, Gide, Cocteau,
Mirô, Chaplin. On y voit Picasso tenant tête et rusant aussi bien avec les marchands de tableaux qu'avec les nazis, qui interdisaient toute
exposition de ses œuvres pendant l'Occupation... Et ce n'est pas sans émotion qu'on y rencontre un Braque qui, par contraste, est tout en
subtilité.
Cinquante-deux semaines : c est le temps qu il reste à Mona pour découvrir toute la beauté du monde. C est le temps que s est donné son grand-père, un homme érudit et fantasque, pour l initier, chaque mercredi après l école, à une Suvre d art, avant qu elle ne perde, peut-être pour toujours, l usage de ses yeux. Ensemble, ils vont sillonner le Louvre, Orsay et Beaubourg. Ensemble, ils vont s émerveiller, s émouvoir, s interroger, happés par le spectacle d un tableau ou d une sculpture. Empruntant les regards de Botticelli, Vermeer, Goya, Courbet, Claudel, Kahlo ou Basquiat, Mona découvre le pouvoir de l art et apprend le don, le doute, la mélancolie ou la révolte, un précieux trésor que son grand-père souhaite inscrire en elle à jamais.Une ode à la beauté et une magnifique leçon d humanité. Gwénaëlle Loaëc, Le Parisien.Un conte universel. Christophe Henning, La Croix.Un roman virtuose. Michel Guerrin, Le Monde.
« Le pouvoir est comme le soleil et la mort, il ne peut se regarder en face. Surtout en Russie. » On l'appelait le mage du Kremlin. L'énigmatique Vadim Baranov fut metteur en scène puis producteur d'émissions de télé-réalité avant de devenir l'éminence grise de Poutine. Après sa démission du poste de conseiller politique, les légendes sur son compte se multiplient, sans que nul puisse démêler le faux du vrai. Jusqu'à ce que, une nuit, il confie son histoire au narrateur de ce livre... De la guerre en Tchétchénie à la crise ukrainienne, Le mage du Kremlin dévoile les dessous de l'ère Poutine et s'impose comme le grand roman de la Russie contemporaine.
L'année du Bac, la meilleure période de notre vie en même temps que la pire. « Je m étais façonné un faux moi intégralement taillé pour lui plaire. Elle avait adoré Le cercle des poètes disparus ? C est dingue, c était mon film culte. Elle aimait Sting et surtout son dernier album en date & Nothing Like the Sun ? Je vénérais cet album, de manière inconditionnelle. Elle admirait le chanteur pour son implication dans la défense de la forêt amazonienne aux côtés du chef Raoni ? J étais à deux doigts de venir au lycée le lendemain avec un plateau de terre cuite coincé dans la lèvre inférieure& » Jonglant avec l euphorie et la fébrilité de nos dix-huit ans, Fabrice Caro livre la chronique drolatique d une année de terminale à la fin des années 80.
Saint-Léonard-de-Noblat à l'approche des Jeux Olympiques de Sotchi... La jeune Clarisse est enlevée lors de son footing. On confie l'enquête au capitaine Arkhipov. Très vite il se rend compte que l'affaire est liée à son plus grand ennemi, ce pourquoi il a quitté son pays : la mafia russe. Depuis quelques temps des jeunes femmes disparaissent, et ces disparitions coïncident avec l'arrivée de personnalités russes présentes pour visiter la collégiale. Le capitaine comprend bientôt qu'un réseau de prostitution se met en place en vue des Jeux Olympiques de Sotchi. Il va alors devoir affronter son passé pour sauver la jeune femme.
Quels secrets cache l'ombre du jacaranda, l'arbre fétiche de Stella ? Il faudra à son ami Milan des années pour le découvrir. Des années pour percer les silences du Rwanda, dévasté après le génocide des Tutsi. En rendant leur parole aux disparus, les jeunes gens échapperont à la solitude. Et trouveront la paix près des rivages magnifiques du lac Kivu.Sur quatre générations, avec sa douceur unique, Gaël Faye nous raconte l'histoire terrible d'un pays qui s'essaie malgré tout au dialogue et au pardon. Comme un arbre se dresse entre ténèbres et lumière, Jacaranda célèbre l'humanité, paradoxale, aimante, vivante.
« Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l'absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d'un prénom, d'une image, d'un mot. Je travaille avec les douleurs d'hier et celles d'aujourd'hui. Les confidences. Et la peur de mourir. Cela fait partie de mon métier.Mais ce qui continue de m'étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd'hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c'est la pérennité des douleurs d'enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s'efface pas. » Michka est en train de perdre peu à peu l'usage de la parole. Autour d'elles, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l'orthophoniste chargé de la suivre.
Nathalie Séchard, celle qui incarna l'espoir de renouveau à la tête de l'État, a décidé de jeter l'éponge et de ne pas briguer un second mandat. La succession présidentielle est ouverte. Au sein du gouvernement commence alors un jeu sans pitié. Dans une France épuisée par deux ans de combats contre la pandémie, les antivaxs manifestent, les forces de police font appliquer un confinement drastique, les émeutes se multiplient. Le chaos s'installe. Et Clio, vingt ans, normalienne d'ultragauche, fille d'un prétendant à la présidence, devient une cible... Maître incontesté du genre, Jérôme Leroy nous offre avec ce roman noir la plus brillante et la plus percutante des fictions politiques. De secrets en assassinats, il nous raconte les rouages de l'implacable machine du pouvoir.
Dans Les Désorientés, je m'inspire très librement de ma propre jeunesse. Je l'ai passée avec des amis qui croyaient en un monde meilleur. Et même si aucun des personnages de ce livre ne correspond à une personne réelle, aucun n'est entièrement imaginaire. J'ai puisé dans mes rêves, dans mes fantasmes, dans mes remords, autant que dans mes souvenirs. Les protagonistes du roman avaient été inséparables dans leur jeunesse, puis ils s'étaient dispersés, brouillés, perdus de vue. Ils se retrouvent à l'occasion de la mort de l'un d'eux. Les uns n'ont jamais voulu quitter leur pays natal, d'autres ont émigré vers les États-Unis, le Brésil ou la France. Et les voies qu'ils ont suivies les ont menés dans les directions les plus diverses. A.M.
La Débâcle : Sedan, l'effondrement de la France impériale, frivole et corrompue, devant «l'esprit scientifique» de l'Allemagne et l'implacable mécanique de ses armées. La défaite, le siège de Paris, le brasier de la Commune, «l'exécrable semaine» de la répression versaillaise. Reportage militaire d'une scrupuleuse exactitude, fresque de deuil, de souffrance et de sang, le roman est aussi l'analyse de la déchirure qui est au cœur de la conscience collective des Français et que juin 40 fera revivre : «La Débâcle, écrit Raoul Girardet, est un de ces documents privilégiés en dehors desquels l'histoire morale de la France contemporaine ne saurait et ne pourrait être écrite.»
Première édition : 1945 À quoi tient, dans "L'Homme foudroyé", cet air de fête, cette jubilation de l'écriture dont rendent mal compte un titre aux couleurs tragiques et tant d'épisodes marqués par la guerre, l'échec ou la mort. Qu'est-ce qui pousse Blaise Cendrars à écrire à son ami Jacques-Henry Lévesque que c'est là ce qu'il a fait de meilleur à ce jour, et à Raymone, sa compagne, que c'est "le meilleur livre du monde". C'est dans le traitement du temps qu'il faut sans doute chercher les éléments d'une réponse. Le désordre savamment rhapsodique de ce livre à la composition fascinante répond à une ambition de démiurge : créer en secret l'écriture de l'éternel retour. Pour retrouver le temps perdu, Cendrars invente la prochronie.
L'histoire vraie ? d'une femme devenue la propriété d'un couple de grands bourgeois, allant jusqu'à leur offrir la disposition de son corps, métamorphosable à merci. Fascinant et déconcertant Chloé est auteur de romans érotiques et passionnée par la culture BDSM. C'est la raison pour laquelle une jeune femme, Salomé, la contacte un jour sur Facebook. Elle souhaite, dit-elle, échanger sur ce qu'elle vit depuis sept ans. Intriguée, Chloé découvre une histoire de soumission sans équivalent. Salomé raconte avoir d'abord travaillé dans un cabinet de gestion de fortune à Paris, où les tenues et les attitudes prescrites toutes éminemment suggestives ont de quoi surprendre. Deux années passent avant que le couple actionnaire de la société lui propose un poste à demeure. Chez ces gens, Salomé aurait accepté un contrat l'obligeant à abandonner sa vie, ses amis, son prénom, jusqu'à son libre arbitre. Installée dans une chambre de leur luxueuse propriété, privée de ses affaires personnelles, elle prétend exécuter des tâches administratives et domestiques vêtue d'un uniforme à forte charge érotique. Elle subirait, en outre, de la chirurgie esthétique, des châtiments corporels, ainsi qu'une éducation sexuelle dispensée par une préceptrice. S'ajoutent à cela des " Stages d'été " d'un genre très particulier... Cependant, Salomé l'assure : la situation la comble. Elle ne souhaite en vivre aucune autre. Histoire vraie ou divagations d'une affabulatrice ? Chloé mène l'enquête. Mais, progressivement, les confidences toujours plus crues et choquantes de Salomé lui font perdre pied... La description de cette expérience de servitude volontaire poussée à l'extrême heurte notre sensibilité autant qu'elle fascine. La Vocation interroge la complexité de la psychologie humaine et l'étonnante diversité des fantasmes.
Né à Paris en 1842, bureaucrate, puis professeur d'anglais en province, Stéphane Mallarmé regagne Paris en 1871 où il devient le chef de
file de la génération symboliste et l'ami des peintres impressionnistes. Il est mort à Valvins (en Seine-et-Marne) en 1898.
En lisant Hegel, Mallarmé a découvert que si "le Ciel est mort", le néant est un point de départ qui conduit au Beau et à l'Idéal. À cette
philosophie devait correspondre une poétique nouvelle qui dise le pouvoir sacré du Verbe. Par le rythme, la syntaxe et le vocabulaire rare,
Mallarmé crée une langue qui ressuscite "l'absente de tous bouquets". Le poème devient un monde refermé sur lui-même dont le sens naît de la
résonance. Le vers se fait couleur, musique, richesse de la sensation, "concours de tous les arts suscitant le miracle". C'est avec Mallarmé
que la "suggestion" devient le fondement de la poétique antiréaliste et fait du symbolisme un impressionnisme littéraire. Son œuvre est
alors celle de l'absence de signification qui "signifie davantage" et le poète cherche à atteindre les "splendeurs situées derrière le
tombeau".
"La Poésie est l'expression, par le langage humain ramené à son rythme essentiel, du sens mystérieux des aspects de l'existence : elle doue
ainsi d'authenticité notre séjour et constitue la seule tâche spirituelle. "
"(...) Qui parle autrement que tout le monde risque de ne pas plaire à tous ; mieux, de passer pour obscur aux yeux de beaucoup. (...)
L'attrait de cette poésie tient à ce qu'elle est vécue comme un privilège spirituel : elle semble élever au plus haut degré de qualité,
moyennant l'exclusion de la foule profane, cette pure joie de l'esprit que toute poésie promet."
"Il y a peu de femmes que, de tête au moins, je n'aie déshabillées jusqu'au talon. J'ai travaillé la chair en artiste et je la connais.
Quant à l'amour, ç'a été le grand sujet de réflexion de toute ma vie. Ce que je n'ai pas donné à l'art pur, au métier en soi, a été là et le
cœur que j'étudiais c'était le mien."
Flaubert défend ainsi son œuvre dans une lettre à sa maîtresse, Louise Collet. L'amour si quotidien de Charles Bovary, les passions
tumultueuses de sa femme Emma étaient décrites avec tant de réalisme que l'auteur et l'imprimeur furent traînés en justice pour offense
publique à la morale et à la religion. On les acquitta. Flaubert n'avait peint que la réalité, les moisissures de l'âme. Une femme, mal
mariée, dans une petite ville normande, rêve d'amour et le trouve.
« Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. » Comment l'écrivain à succès rencontre une fan, devenue romancière à son tour, bientôt complice pour partager son grand plaisir revendiqué : le champagne. Une histoire d'amitié enivrante. Une cuvée des plus pétillantes, légère en bouche, piquante à souhait, de celles qu'on aime à savourer à grandes lampées.Julien Bisson, Lire.
Cette année, Amélie Nothomb fait sa rentrée avec un conte de fées virant à la tragédie grecque. "Le crime du comte Neville" raconte l'histoire d'une jeune châtelaine mal dans sa peau, qui cherche à se faire assassiner par son père, pour aider ce dernier à réaliser sans dommages la prédiction d'une voyante rencontrée à l'issue d'une fugue qui n'en est pas une.
Frasquita Carasco a dans son village du sud de l'Espagne une réputation de magicienne, ou de sorcière. Ses dons se transmettent aux vêtements qu'elle coud, aux objets qu'elle brode : les fleurs de tissu créées pour une robe de mariée sont tellement vivantes qu'elles faneront sous le regard jaloux des villageoises; un éventail reproduit avec une telle perfection les ailes d'un papillon qu'il s'envolera par la fenêtre : le cœur de soie qu'elle cache sous le vêtement de la Madone menée en procession semble palpiter miraculeusement...
Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d'autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d'un jeune toxico, mort de
brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d'un mystérieux dossier, le "Code 93" ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison...
Qui connaît vraiment Alex ?
Elle est belle. Excitante.
Est-ce pour cela qu'on l'a enlevée, séquestrée et livrée à l'inimaginable ?
Mais quand la police découvre enfin sa prison, Alex a disparu.
Alex, plus intelligente que son bourreau.
Alex qui ne pardonne rien, qui n'oublie rien ni personne.
Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l'on retrouve le talent de
l'auteur de Robe de marié.
C’est le scandale de l’heure. Sébastien, le fils aimé, l’ami fidèle et l’amoureux chéri est visé par plusieurs témoignages de femmes : une
véritable onde de choc.
Katlyn connaît son fils mieux que personne. Est-il possible qu’il soit coupable des faits qui lui sont reprochés ? Pour Charles, très proche
de Sébastien, les accusations paraissent invraisemblables. Clémence, qui forme avec le talentueux joueur de tennis un couple dynamique,
ambitieux et fusionnel, ne comprend pas ce qui se passe.
Un roman polyphonique à fleur de peau qui raconte un présent dans lequel les certitudes menacent de voler en éclats, un présent où les
évidences et les culpabilités se réfractent et se fissurent à l’intérieur de zones tantôt grises, tantôt surexposées.
Née en 1997, Laurence Florisca Rivard a grandi à l’Île-aux-Chats, dans les Basses-Laurentides. Elle a planté des arbres en Abitibi durant
plusieurs saisons, a été gardienne de territoire pour la Sépaq (le plus grand réseau de plein air du Québec), a travaillé en restauration, a
fait une maîtrise en création littéraire et a voyagé aux quatre coins du monde. Implosion est son premier roman.
Dimitri, jeune reporter idéaliste de vingt-sept ans, mène sa vie comme ses missions : en permanence à la poursuite de rencontres et d'instants qu'il voudrait décisifs. Alors qu'il enquête sur les débuts d'Internet, Dimitri découvre qu'un ingénieur français est l'inventeur du système de transmission de données à l'origine de la révolution numérique. En 1974, les recherches de cet homme furent brusquement interrompues. Les investigations de Dimitri l'orientent vers un puissant industriel, dont il livrera un portrait brillant et sarcastique, dévoilant les liens entre pouvoirs publics et lobbies.
L'Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses
premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d'intérêts ?
Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une
simple panne !
Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l'Anschluss par l'auteur de "Tristesse de la terre" et de "14 juillet".
Ce sont eux qui sont beaux. J'ai eu tort ! Oh ! Comme je voudrais être comme eux. Je n'ai pas de corne, hélas ! Que c'est laid, un front plat. Il m'en faudrait une ou deux, pour rehausser mes traits tombants. Ca viendra peut-être, et je n'aurai plus honte, je pourrai aller tous les retrouver. Mais ça ne pousse pas ! (Il regarde les paumes de ses mains.) Mes mains sont moites. Deviendront-elles rugueuses ? (Il enlève son veston, défait sa chemise, contemple sa poitrine dans la glace.) J'ai la peau flasque. Ah, ce corps trop blanc, et poilu ! Comme je voudrais avoir une peau dure et cette magnifique couleur d'un vert sombre, une nudité décente, sans poils, comme la leur !
En créant le personnage de Zénon, alchimiste et médecin du XVIe siècle, Marguerite Yourcenar, l’auteur des Mémoires d’Hadrien, ne raconte
pas seulement le destin tragique d’un homme extraordinaire. C’est toute une époque qui revit dans son infinie richesse, comme aussi dans son
âcre et brutale réalité ; un monde contrasté où s’affrontent le Moyen âge et la Renaissance, et où pointent déjà les temps modernes, monde
dont Zénon est issu, mais dont peu à peu cet homme libre se dégage, et qui pour cette raison finira par le broyer.
L’œuvre au Noir a obtenu en 1968 le prix Femina à l’unanimité. Ce livre a été traduit en quinze langues.
Ce livre est écrit sous la forme d'un dialogue entre Nathalie Sarraute et son double qui, par ses mises en garde, ses scrupules, ses
interrogations, son insistance, l'aide à faire surgir « quelques moments, quelques mouvements encore intacts, assez forts pour se dégager de
cette couche protectrice qui les conserve, de ces épaisseurs (...) ouatées qui se défont et disparaissent avec l'enfance ».
Enfance passée entre Paris, Ivanovo, en Russie, la Suisse, Pétersbourg et de nouveau Paris. Un livre où l'on peut voir se dessiner déjà le
futur grand écrivain qui donnera plus tard une œuvre dont la sonorité est unique à notre époque.
1943, asile de fous de Saint-Alban en Lozère. Deux psychiatres organisent la résistance à l embrigadement des fous et à leur négation. L un, Tosquelles, a fui l Espagne franquiste ; l autre, Bonnafé, communiste, est un ami des surréalistes. Ils cachent les résistants blessés de la région. Ils y accueillent une jeune fille juive résistante, Denise Glaser, en même temps que le poète Paul Éluard et sa compagne Nusch. Éluard y passe huit mois, avec cette double menace de l enfermement des êtres et de l enfermement du monde dans la barbarie, cette double résistance à la normalité et à la folie. Dans cet hôpital, où l on favorise le surgissement de ce que l on nommera plus tard l art brut, le poète-résistant découvre, sous le regard fasciné de Denise, comment la parole des « fous » garantit la parole des poètes. Une plongée vertigineuse à laquelle nous convie Didier Daeninckx.
1984. Cléo, treize ans, qui vit entre ses parents une existence modeste en banlieue parisienne, se voit un jour proposer d'obtenir une
bourse, délivrée par une mystérieuse Fondation, pour réaliser son rêve : devenir danseuse de modern jazz. Mais c'est un piège, sexuel,
monnayable, qui se referme sur elle et dans lequel elle va entraîner d'autres collégiennes.
2019. Un fichier de photos est retrouvé sur le net, la police lance un appel à témoins à celles qui ont été victimes de la Fondation.
Devenue danseuse, notamment sur les plateaux de Drucker dans les années 1990, Cléo comprend qu'un passé qui ne passe pas est revenu la
chercher, et qu'il est temps d'affronter son double fardeau de victime et de coupable.
Chavirer suit les diverses étapes du destin de Cléo à travers le regard de ceux qui l'ont connue tandis que son personnage se diffracte et
se recompose à l'envi, à l'image de nos identités mutantes et des mystères qui les gouvernent.
Revisitant les systèmes de prédation à l'aune de la fracture sociale et raciale, Lola Lafon propose ici une ardente méditation sur les
impasses du pardon, tout en rendant hommage au monde de la variété populaire où le sourire est contractuel et les faux cils obligatoires,
entre corps érotisé et corps souffrant, magie de la scène et coulisses des douleurs.
Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au Musée
d’Orsay.
Mathilde Mattel, DRH du Musée, est rapidement frappée par la personnalité de cet homme taciturne, mystérieux, spécialiste de Modigliani, qui
a choisi de s’effacer dans une fonction qui ne correspond pas à ses compétences reconnues.
Antoine est affecté à la salle des Modigliani, et Mathilde le surprend parfois à parler à mi-voix au portrait de Jeanne Hébuterne, la
fiancée du peintre au destin tragique.
Il fuit tout contact social, même si Mathilde ne le laisse pas indifférent. Personne ne connaît les raisons de cette reconversion ni le
traumatisme qu’il vient d’éprouver.
Pour survivre, cet homme n’a trouvé qu’un remède, se tourner vers la beauté.
En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plusieurs dizaines de milliers de détenues.
Mila a vingt-deux ans quand elle arrive à l’entrée du camp. Autour d’elle, quatre cents visages apeurés. Dans les baraquements, chacune de
ces femmes va devoir trouver l’énergie de survivre, au très profond d’elle-même, puiser chaque jour la force d’imaginer demain.
Et Mila est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, ni de quelle façon.
ce livre est lauréat du 1er prix S.O.S Libraires en 2014
1942. Les rafles commencent. Joseph, parce qu’il est juif, se trouve confié à des inconnus qui l’obligent à travestir la vérité. Virtuose du
mensonge comme tous les enfants cachés, il apprend à taire son nom, son histoire, ses sentiments.
Dissimulé dans un pensionnat catholique, il va grandir auprès d’un prêtre, le père Pons, un homme simple qui est cependant habité par la
folie des justes. Sous son église, dans la crypte, le père Pons a aménagé une synagogue secrète. La nuit, il y étudie la Torah, la Kabbale,
les textes des rabbins et il y collectionne les objets de culte. Dans un univers en apparence chrétien, il s’attache à faire survivre la
culture juive pour la transmettre à ces enfants sauvés afin qu’ils ne perdent pas leur identité.
Tel Noé pendant le déluge, il a décidé de sauver l’humanité. Malgré elle. Contre elle.
Qu’adviendra-t-il de Joseph et de tous ces enfants de Noé pendant la guerre ? Et surtout que deviendront-ils, une fois la paix revenue, avec
cette double identité : juifs et chrétiens?
« À partir du jour où elle avait commencé de contempler la vie de sa famille par les fenêtres de sa maison, son seul territoire n'avait plus été que son monde intérieur. » Voilà plusieurs semaines que le mari de Susanne se retire chaque soir dans son bureau, la laissant seule avec leurs enfants. Quand elle s'aperçoit qu'il possède soixante-quinze pour cent de leur domicile conjugal, Susanne demande à son époux de rééquilibrer la répartition, en vain. Alors, dans l'espoir qu'il réagisse enfin, elle lui annonce qu'elle part vivre ailleurs quelque temps. Mais cette décision provoquera un enchaînement d'événements aussi bouleversants qu'imprévisibles…
Envisager de raconter un roman de Fred Vargas frise le ridicule, aussi se contentera-t-on de dire qu’ici, comme dans Sous les vents de
Neptune, Adamsberg est confronté à des résurgences de son passé qui le déstabilisent fortement. L’enquête qu’il mène sur la mort de deux
gars qui se sont fait trancher la gorge à la Porte de la Chapelle le remet en présence d’Ariane Lagarde, la médecin légiste à laquelle il
s’était opposé quelque vingt-cinq ans auparavant.
Un de ses nouveaux collaborateurs ne semble pas particulièrement l’apprécier, ce qui le perturbe d’autant plus que ce lieutenant Veyrenc de
Bilhc est béarnais comme lui, originaire du village voisin du sien.
Enfin Camille, dont il a eu un fils, qu’il garde régulièrement, semble voguer vers de nouvelles amours et s’être affranchie de leur liaison
passionnelle pour glisser vers des relations amicales, qui ne lui conviennent absolument pas…
Dans les bois éternels est le dixième "rompol" de Fred Vargas. Ses précédents livres, traduits ou en cours de traduction dans plus de trente
pays, ont reçu nombre de récompenses françaises et étrangères, dont le prix des Libraires, le prix des Lectrices ELLE, le Deutscher
Krimipreis.
A XVIIe siècle, à la fin de la dynastie Ming – époque de bouillonnement et de bouleversement, où l’Occident même était présent avec la venue
des premiers missionnaires jésuites en Chine -, dans un monastère de haute montagne, un homme qui n’a pas encore prononcé ses vœux se décide
à quitter ce lieu de paix et de silence pour retrouver, trente ans plus tard, la seule femme qu’il ait jamais aimée.
Un roman d’envoûtement et de vérité, récit d’une passion – celle d’un « Tristan et Iseult » chinois, avec ses codes et ses interdits aussi
précis que stricts – qui n’est pas seulement affaire de cœur et des sens, mais engage toute la dimension spirituelle de l’être, ouvrant sur
le mystère de l’univers et le transfigurant.
« Les faits. Le peu qu’on en a su pendant des mois. Ce qu’on a cru savoir. Les rumeurs, les récits. Sur ce meurtre, longtemps, l’unique
certitude fut la météo. Ce samedi-là, il a fait beau. Dans les commerces et sur les parkings des hypermarchés, on pointait le ciel, on
parlait d’été indien. Certains avaient ressorti leur bermuda et leurs tongs. Ils projetaient d’organiser des barbecues dans leur jardin.
L’agresseur, a-t-on assuré, s’est introduit dans la maison de l’impasse en plein jour. On ignore à quelle heure. Pour trancher, il faudrait
disposer du rapport du policier qui a dirigé les investigations. Malheureusement, quatorze mois après les faits, il ne l’a toujours pas
rendu. »
Face à l’opacité de ce fait divers qui l’a touchée de près – peut-être l’œuvre d’un serial killer –, Irène Frain a reconstitué l’envers
d’une ville de la banlieue ordinaire. Pour conjurer le silence de sa famille, mais aussi réparer ce que la justice a ignoré. Un crime sans
importance est un récit taillé comme du cristal, qui mêle l’intime et le social dans des pages tour à tour éblouissantes, drôles ou
poignantes.
« Frappe-toi le cœur, c'est là qu'est le génie. »Alfred de Musset
Marie a tous les dons de la terre, mais est atteinte d’une malédiction : elle est jalouse.
Pour son vingt-sixième roman, Amélie Nothomb nous conte le grand roman de la jalousie.
«Elle voulait porter la paix dans les pays qui avaient connu la guerre. Elle pensait, disait-elle, faire régner l’harmonie par sa seule présence en robe de mariée. Ce n’est pas la grâce ou la bêtise de son intention qui m’a intéressée, c’est qu’elle ait voulu, par son geste, réparer quelque chose de démesuré et qu’elle n’y soit pas arrivée. Une robe blanche suffit-elle à racheter les souffrances du monde? Sans doute pas plus que les mots ne peuvent rendre justice à une mère en larmes.»
« Tant mieux : la version joyeuse du sang-froid » Amélie Nothomb.Pour la première fois, après son père dans Premier sang (2021) et Psychopompe (2023), Amélie Nothomb évoque sa mère, et le lien singulier qui les unissait.
« Un vrai voyage, c est quoi ? Une folie qui nous obsède, dis-je, nous emporte dans le mythe ; une dérive, un délire quoi, traversé d Histoire, de géographie, irrigué de vodka, une glissade à la Kerouac, un truc qui nous laissera pantelants, le soir, en larmes sur le bord d un fossé. Dans la fièvre& Ah ? fit-il. Cette année ce sont les deux cents ans de la Retraite de Russie, dis-je. Pas possible ! dit Gras. Pourquoi ne pas faire offrande de ces quatre mille kilomètres aux soldats de Napoléon ? » Sylvain Tesson embarque l Empereur dans son side-car pour une épopée carnavalesque et réjouissante. Entraîné dans une effraction du temps, le lecteur enjambe les siècles avec jubilation. Sylvain Tesson est écrivain et grand voyageur. Il a notamment publié aux éditions Gallimard Une vie à coucher dehors (prix Goncourt de la nouvelle, 2009) et Dans les forêts de Sibérie (prix Médicis essai, 2011).
Qu'est-ce qu'un événement ? La question est tout sauf théorique, puisqu'elle affecte le cours même de nos existences. Il est des moments où l'on ressent intimement le pli cassant du temps, qui sépare nettement un avant d'un après. Mais parfois c'est plus incertain. Le passé semble s'attarder, et l'on attendra de la mémoire qu'elle façonne, après coup, le sens de ce qui a eu lieu. Inspiré de l'émission « Quand l'histoire fait dates », diffusée sur Arte, ce livre propose d'explorer cette question à partir de trente dates qui, de la grotte de Lascaux à la libération de Nelson Mandela, des grandes batailles de l'Asie centrale à la conquête du pôle Sud, traversent toutes les époques et parcourent le monde. Chaque événement, qu'il soit célèbre ou plus inattendu, apparaît toujours comme la porte d'entrée d'une histoire qui se veut accueillante aux imaginaires, aux mémoires et aux émotions. En composant à travers ces récits dix manières de créer l'événement, Patrick Boucheron laisse ainsi entendre les accords secrets qui résonnent à travers les frises chronologiques de notre enfance et rend à l'histoire sa force d'entraînement, la ramenant à ce qu'elle peut être dès lors qu'elle s'adresse à nos vies : l'art de se ménager des surprises.
" Ce n'est qu'au moment d'entrer dans le bar-tabac que la nouvelle m'a vraiment heurté, qu'elle a commencé à filer le tissu du drap que je
tendais depuis des années sur cette partie de ma vie. J'ai demandé deux paquets de cigarettes, salué les habitués du plat du jour. Au-dessus
des tables, un téléviseur s'allumait sur une chaîne d'informations en continu. À l'instant où j'y ai posé les yeux, le visage éminemment
télégénique de Jean-François Laborde s'est figé sur l'écran. J'ai demandé qu'on augmente le volume. On annonçait son décès dans un accident
de voiture. Suivait un rappel succint de sa biographie. Fugacement, la pensée, absurde étant donné le temps accordé aux informations, qu'il
n'avait pas été fait mention de ma mère m'a traversé l'esprit"
Dans "La renverse", Olivier Adam retrace l'itinéraire d'Antoine, dont la vie s'est jusqu'à présent écrite à l'ombre du scandale public qui a
éclaboussé sa famille lorsqu'il était encore adolescent. En ce faisant, il nous livre un grand roman sur l'impunité et l'humiliation,
explorées au sein de la famille comme dans l'univers politique. (4e de couverture)
Ferdinand, le héros de Guerre, a quitté la France pour rejoindre Londres, "où viennent fatalement un jour donné se dissimuler toutes les haines et tous les accents drôles". Il y retrouve son amie prostituée Angèle, désormais en ménage avec le major anglais Purcell. Ferdinand prend domicile dans une mansarde de Leicester Pension, où le dénommé Cantaloup, un maquereau de Montpellier, organise un intense trafic sexuel de filles, avec quelques autres personnages hauts en couleur, dont un policier, Bijou, et un ancien poseur de bombes, Borokrom. Proxénétisme, alcoolisme, trafic de poudre, violences et irrégularités en tout genre rendent chaque jour plus suspecte cette troupe de sursitaires déjantés, hantés par l'idée d'être envoyés ou renvoyés au front.S'il entretient des liens avec Guignol's band, l'autre roman anglais plus tardif de Céline, Londres, établi depuis le manuscrit récemment retrouvé, s'impose avec puissance comme le grand récit d'une double vocation : celle de la médecine et de l'écriture... Ou comment se tenir au plus près de la vérité des hommes, plongé dans cette farce outrancière et mensongère qu'est la vie.
Quelque part dans un paysage méditerranéen orageux familier et insaisissable, en marge d'un champ de bataille indéterminé, un soldat inconnu tente de fuir sa propre violence. Le 11 septembre 2001, sur la Havel, aux alentours de Berlin, à bord d'un petit paquebot de croisière, un colloque scientifique fait revivre la figure de Paul Heudeber, mathématicien est-allemand de génie, disparu tragiquement, resté fidèle à son côté du Mur de Berlin, malgré l'effondrement des idéologies. La guerre, la désertion, l'amour et l'engagement... le nouveau roman de Mathias Enard – vif, bref, suspendu – observe ce que la guerre fait au plus intime de nos vies.
Elle a passé la nuit avec un homme et est venue se présenter à la police. Alors ce dimanche matin, au deuxième étage du commissariat, une enquête est en cours. L'haleine encore vive de trop de rhum coca, elle est interrogée par le Major, bourru et bienveillant, puis par Jeanne, aux avant-bras tatoués, et enfin par Carole qui vapote et humilie son collègue sans discontinuer.Elle est expertisée psychologiquement, ses empreintes sont relevées, un avocat prépare déjà sa défense, ses amis lui tournent le dos, alors elle ne sait plus exactement. S'est-elle livrée à la police elle-même après avoir commis l'irréparable, cette nuit-là ?Inspiré de l'histoire de l'auteure, De mon plein gré est bref, haletant, vibrant au rythme d'une ritournelle de questions qui semblent autant d'accusations. Mathilde Forget dessine l'ambiguïté des mots, des situations et du regard social sur les agressions sexuelles à travers un objet littéraire étonnant, d'une grâce presque ludique. Il se lit comme une enquête et dévoile peu à peu la violence inouïe du drame et de la suspicion qui plane très souvent sur sa victime.
Parmi les jeunes chercheurs qui ont constitué la première équipe de l’Institut Pasteur créé en 1887, Alexandre Yersin aura mené l'existence
la plus mouvementée. "Ce n'est pas une vie que de ne pas bouger", écrit-il. Très vite il part en Asie, se fait marin, puis explorateur.
Découvreur à Hong Kong, en 1894, du bacille de la peste, il s’installe en Indochine, à Nha Trang, loin du brouhaha des guerres, et multiplie
les observations scientifiques, développe la culture de l’hévéa et de l’arbre à quinquina. Il meurt en 1943 pendant l’occupation japonaise.
Pour raconter cette formidable aventure scientifique et humaine, Patrick Deville a suivi les traces de Yersin autour du monde, et s’est
nourri des correspondances et documents déposés aux archives des Instituts Pasteur.
« Le dimanche qui suivit, différents signes annoncèrent que quelque chose allait se produire.Ce fut déjà et cela dès l'aube une chaleur oppressante, sans brise aucune. L'air semblait s'être solidifié autour de l'île, dans une transparence compacte et gélatineuse qui déformait ça et là l'horizon quand il ne l'effaçait pas : l'île flottait au milieu de nulle part. Le Brau luisait de reflets de meringue. Les laves noires à nu en haut des vignes et des vergers frémissaient comme si soudain elles redevenaient liquides. Les maisons très vite se trouvèrent gorgées d'une haleine éreintante qui épuisa les corps comme les esprits.On ne pouvait y jouir d'aucune fraîcheur.Puis il y eut une odeur, presque imperceptible au début, à propos de laquelle on aurait pu se dire qu'on l'avait rêvée, ou qu'elle émanait des êtres, de leur peau, de leur bouche, de leurs vêtements ou de leurs intérieurs. Mais d'heure en heure l'odeur s'affirma. Elle s'installa d'une façon discrète, pour tout dire clandestine. »
Voici quelques portraits de femmes qui ont refusé le cynisme et la brutalité du monde. Telle Ujine, cette étudiante en première année de droit, qui choisit de garder l'enfant qu'elle porte contre l'avis de son amant Samuel, lâche et si peu responsable. Ou encore Fatou, dont le courage et la détermination lui permettront de sauver son amoureux Watson, et de le ramener sain et sauf à Gorée après sa tentative échouée d'émigrer en Espagne. Ou telle Yama, cette grand-mère à l'amour débordant qui sauve sa petite-fille, Mari, en la nourrissant de son propre lait, après l'avoir cachée dans l'arbre creux en pleine guerre libérienne. Une fois adulte, Mari, dotée à son tour de cette force surnaturelle arrivera à sauver son amie Esmée de la sauvagerie des rebelles. Ou encore, Letitia Elisabeth Landon, une poétesse britannique, qui, découvrant les mensonges et l'indifférence de son mari, préfèrera mourir. Ces quelques portraits d'une finesse remarquable illustrent parfaitement le ton général de ce recueil composé de dix nouvelles. Véritables courts romans, elles sont toutes habitées par des êtres puissants et par une montée dramatique remarquable. On reconnaît là le talent de conteur de l'auteur et sa capacité à créer des personnages édifiants, emblématiques d'une humanité féminine courageuse et volontaire. L'exotisme des décors et les intrigues empreintes de coutumes et rites africains réaffirment très fort le cosmopolitisme de l'œuvre de J. M. G. Le Clézio et l'universalité de sa vision littéraire.
Au printemps 1922, des Américains d'Hollywood viennent tourner un film à Nahbès, une petite ville du Maghreb. Ce choc de modernité avive les
conflits entre notables traditionnels, colons français et jeunes nationalistes épris d'indépendance.
Raouf, Rania, Kathryn, Neil, Gabrielle, David, Ganthier et d'autres se trouvent alors pris dans les tourbillons d'un univers à plusieurs
langues, plusieurs cultures, plusieurs pouvoirs. Certains d'entre eux font aussi le voyage vers Paris et Berlin, vers de vieux pays qui
recommencent à se déchirer sous leurs yeux. Ils tentent tous d'inventer leur vie, s'adaptent ou se révoltent. Il leur arrive de s'aimer.
De la Californie à l'Europe en passant par l'Afrique du Nord, Les Prépondérants nous entraînent dans la grande agitation des années 1920.
Les mondes entrent en collision, les êtres s'affrontent, se désirent, se pourchassent, changent. L'écriture alerte et précise d'Hédi Kaddour
serre au plus près ces vies et ces destins.
– Le dolmen dont tu m'as parlé, Johan, il est bien sur la route du petit pont ?
– À deux kilomètres après le petit pont, ne te trompe pas. Sur ta gauche, tu ne peux pas le manquer. Il est splendide, toutes ses pierres
sont encore debout.
– Ça date de quand, un dolmen ?
– Environ quatre mille ans.
– Donc des pierres pénétrées par les siècles. C'est parfait pour moi.
– Mais parfait pour quoi ?
– Et cela servait à quoi, ces dolmens ? demanda Adamsberg sans répondre.
– Ce sont des monuments funéraires. Des tombes, si tu préfères, faites de pierres dressées recouvertes par de grandes dalles. J'espère que
cela ne te gêne pas.
– En rien. C'est là que je vais aller m'allonger, en hauteur sur la dalle, sous le soleil.
– Et qu'est-ce que tu vas foutre là-dessus ?
– Je ne sais pas, Johan.
Dans la chaleur d'une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie et tente de démêler l’écheveau de
son incroyable destin. Fils d'un modeste pelletier, il est devenu l’homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la
Guerre de Cent ans. Il a changé le regard sur l'Orient, accompagnant le passage des Croisades au commerce, de la conquête à l’échange. Comme
le palais auquel il a laissé son nom, château médiéval d’un côté et palais renaissance de l’autre, c’est un être à deux faces. Il a voyagé à
travers tout le monde connu, aussi à l’aise dans la familiarité du pape que dans les plus humbles maisons. Parmi tous les attachements de sa
vie, le plus bouleversant fut celui qui le lia à Agnès Sorel, la Dame de Beauté, première favorite royale de l’Histoire de France, disparue à
vingt-quatre ans. Au faîte de sa gloire, il a connu la chute, le dénuement, la torture puis, de nouveau, la liberté et la fortune. Cet homme, c’est Jacques Coeur. Il faut tout oublier de ce que l'on sait sur le Moyen Âge et plonger dans la fraîcheur de ce livre. Il a la
puissance d'un roman picaresque, la précision d’une biographie et le charme mélancolique des confessions.
Quand Lili Colt arrive à Kodiak, un port de l'Alaska, elle sait qu'elle va enfin réaliser son rêve : s'embarquer sur un de ces bateaux qui partent pêcher au loin. Pour la jeune femme, une runaway qui a fui jadis le confort d'une famille française pour " faire la route " , la véritable aventure commence. Le choc est brutal. Il lui faut dormir à même le pont dans le froid insupportable, l'humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, les blessures...Seule femme au milieu de ces hommes rudes, au verbe rare et au geste précis qui finiront par l'adopter. A terre, Lili partage la vie des marins -les bars, les clubs de strip-tease, les motels miteux. Quand elle tombe amoureuse du " Grand marin " , elle sait qu'il lui faudra choisir entre sa propre liberté et son attirance pour cet homme dont la fragilité la bouleverse. Entre Jack London et Marguerite Duras, Catherine Poulain fait entendre une voix unique dans le paysage littéraire français, avec ce magnifique premier roman qu'on devine très autobiographique.
Marseille, 1973. Le commissaire Daquin, 27 ans à peine, prend son premier poste au commissariat de l’Évêché. Il découvre une ville
ensanglantée par les règlements de compte qui accompagnent la liquidation de la French Connection, des services de police en guerre larvée
les uns contre les autres, et la prolifération de réseaux semi-clandestins comme le SAC ou la franc-maçonnerie.
Il enquête sur l’assassinat d’un ancien caïd de la drogue et de son associé, un vétéran des services secrets, tous les deux reconvertis dans
les affaires ; assiste à la naissance mouvementée d’un nouveau marché des produits pétroliers, à l’ascension fulgurante des traders
assoiffés d'argent frais qui le mettent en œuvre ; et constate que les requins les plus dangereux ne sont pas ceux que l’on croit.
Par une soirée d’août, Antonia, flânant sur le port de Calvi après un samedi passé à immortaliser les festivités d’un mariage sous
l’objectif de son appareil photo, croise un groupe de légionnaires parmi lesquels elle reconnaît Dragan, jadis rencontré pendant la guerre
en ex-Yougoslavie. Après des heures d’ardente conversation, la jeune femme, bien qu’épuisée, décide de rejoindre le sud de l’île, où elle
réside. Une embardée précipite sa voiture dans un ravin : elle est tuée sur le coup.
L’office funèbre de la défunte sera célébré par un prêtre qui n’est autre que son oncle et parrain, lequel, pour faire rempart à son infinie
tristesse, s’est promis de s’en tenir strictement aux règles édictées par la liturgie. Mais, dans la fournaise de la petite église, les
images déferlent de toutes les mémoires, reconstituant la trajectoire de l’adolescente qui s’est rêvée en photographe, de la jeune fille
qui, au milieu des années 1980, s’est jetée dans les bras d’un trop séduisant militant nationaliste avant de se résoudre à travailler pour
un quotidien local où le “reportage photographique” ne semblait obéir à d’autres fins que celles de perpétuer une collectivité insulaire
mise à mal par les luttes sanglantes entre clans nationalistes.
C’est lasse de cette vie qu’Antonia, succombant à la tentation de s’inventer une vocation, décide, en 1991, de partir pour
l’ex-Yougoslavie, attirée, comme tant d’autres avant elle, dans le champ magnétique de la guerre, cet irreprésentable.
De l’échec de l’individu à l’examen douloureux des apories de toute représentation, Jérôme Ferrari explore, avec ce roman bouleversant
d’humanité, les liens ambigus qu’entretiennent l’image, la photographie, le réel et la mort.
Maud, vingt et un ans, cache sa beauté et ses idéaux derrière de vilaines lunettes. Elle s'engage dans une ONG et se retrouve au volant d'un
quinze tonnes sur les routes de la Bosnie en guerre.
Les quatre hommes qui l'accompagnent dans ce convoi sont bien différents de l'image habituelle des volontaires humanitaires. Dans ce
quotidien de machisme, Maud réussira malgré tout à se placer au centre du jeu. Un à un, ses compagnons vont lui révéler les blessures
secrètes de leur existence.
Et la véritable nature de leur chargement.
À travers des personnages d'une force exceptionnelle, Jean-Christophe Rufin nous offre un puissant thriller psychologique. Et l'aventure de
Maud éclaire un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. À l'heure où la violence s'invite jusqu'au cœur de l'Europe, y a-t-il
encore une place pour la neutralité bienveillante de l'action humanitaire ? Face à la souffrance, n'est-il pas temps, désormais, de prendre
les armes ?
Avec mon ami le guide de haute montagne Daniel du Lac, je suis parti de Menton au bord de la Méditerranée pour traverser les Alpes à ski,
jusqu’à Trieste, en passant par l’Italie, la Suisse, l’Autriche et la Slovénie. De 2018 à 2021, à la fin de l’hiver, nous nous élevions dans
la neige. Le ciel était vierge, le monde sans contours, seul l’effort décomptait les jours. Je croyais m’aventurer dans la beauté, je me
diluais dans une substance. Dans le Blanc tout s’annule — espoirs et regrets. Pourquoi ai-je tant aimé errer dans la pureté ?
S. T.
Niveau intermédiaire
La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d'une femme de coeur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare. C'était l'été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d'un " charmant petit monstre " qui allait faire scandale. la deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.
Le français en s'amusant
100 cartes de verbes
1 dé-temps
1 dé-pronoms personnels
1 dé-symboles pour les formes interrogative, négative et exclamative
1 livre enseignant
1 tableau des verbes
CE2 8-9 ans
Chloé Berthoul, 38 ans, mène une vie tranquille à Gabarny avec son compagnon Greg et sa belle-fille Colette, jusqu'au jour où ses voisins
apparemment sans histoires sont démasqués dans une affaire de braquage.
Prenant conscience de la banalité de son quotidien, elle se lance dans la recherche d'un trésor disparu avec Lapouta, un gamin perdu de son
immeuble.
Oh, je n'avais pas la grande forme quand j'ai retrouvé Florence, une ancienne collègue de travail, un soir de concert. J'avais vingt-cinq ans, elle en avait quarante. Elle était enceinte de six mois, et elle était célibataire. Quand Jim est né, j'étais là. Et puis je suis resté. On a passé de belles années ensemble, et j'ai bien cru devenir son père.
Au mois de juin 1942, un officier allemand s'avance vers un jeune homme et lui dit : "Pardon, monsieur, où se trouve la place de l'Etoile ?"
Le jeune homme désigne le côté gauche de sa poitrine.
Sciences-techniques.com s'adresse aux étudiants étrangers qui suivent une formation liée aux disciplines scientifiques et techniques.
Il est également destiné aux professionnels désirant améliorer leur pratique du français : techniciens, cadres ou ingénieurs étrangers.
Ce livret est, par conséquent, utile aux enseignants qui préparent un cours de français langue étrangère par objectifs spécifiques. Il invite à faire le tour des différentes spécialités de la science et des techniques en mobilisant un éventail de vocabulaire spécialisé et en s'appropriant une culture de vulgarisation scientifique.
Sciences-techniques.com est accessible à un niveau élémentaire (fin du A2, début du B1 du Cadre Européen Commun de Référence).
Il comporte, en plus d'une introduction générale, cinq chapitres thématiques :
À la fin de l'ouvrage, un mémento étymologique, un répertoire d'unités de mesure et les corrigés complètent le livre.
Il y a ceux qui veulent gendarmer le langage et le mettre à leur botte, comme le terrible Nécrole, dictateur de l'archipel des Mots, et la
revêche Mme Jargonos, l'inspectrice dont le seul idéal est d'" appliquer le programme ".
Et puis il y a ceux qui ne l'entendent pas de cette oreille, comme Jeanne et Thomas, bientôt traqués par la police comme de dangereux
opposants... Leur fuite les conduira sur l'île du Subjonctif. Une île de rebelles et d'insoumis. Car le subjonctif est le mode du désir, de
l'attente, de l'imaginaire. Du monde tel qu'il devrait être...
Après l'immense succès de "La grammaire est une chanson douce", Erik Orsenna, académicien hors norme, poursuit son combat en faveur de la
langue, non pas en magister, mais en poète, en homme épris des mots et des vastes horizons qu'ils nous ouvrent.
C’est au fin fond de la contrée d’Atôra, au nord-est de l’île de Honshu, que Matabei se retire pour échapper à la fureur du monde. Dans cet
endroit perdu entre montagnes et Pacifique se cache la paisible pension de Dame Hison dont Matabei apprend à connaître les habitués, tous
personnages singuliers et fantasques.
Attenant à l’auberge se déploie un jardin hors du temps. Insensiblement, Matabei s'attache au vieux jardinier et découvre en lui un
extraordinaire peintre d'éventail. Il devient le disciple dévoué de maître Osaki.
Fabuleux labyrinthe aux perspectives trompeuses, le jardin de maître Osaki est aussi le cadre de déchirements et de passions, bien loin de
la voie du Zen, en attendant d’autres bouleversements…
Avec le Peintre d’éventail, Hubert Haddad nous offre un roman d’initiation inoubliable, époustouflant de maîtrise et de grâce.
Prix Louis Guilloux 2013
Obtient ce jour, le 10 juin 2014, le prix Océans- France Ô du livre 2014
« Je me sentais toujours un peu coupable de laisser Holl derrière moi quand j'allais à la rencontre du narrateur. C'était comme le tromper d'une certaine manière. Je passais ma vie à persuader Holl que je l'aimais – ce qui était vrai –, mais au moindre appel du narrateur j'étais capable de quitter Holl pour lui. » Au crépuscule de sa vie, une écrivaine tente de transmettre son dernier livre. Une petite équipe de tournage, venue pour réaliser une interview, recueille les premières bribes de cet énigmatique manuscrit et comble les pages manquantes. Mais il y a auprès de la vieille dame auteur la jeune femme qu'elle fut, un étrange personnage qui fut son père, un garçon à bonnet rouge qui fut son compagnon d'été et un certain Hans qui ne prononce jamais qu'une seule phrase…
Un monstre ou une malheureuse ? Dans le box des accusés, une femme solitaire, très belle encore mais usée par la prison préventive, répond
du meurtre d'un garçon de vingt ans. L'instruction a établi qu'elle lui versait régulièrement des sommes importantes, elle convient
elle-même qu'elle l'a tué pour ne pas céder à une menace de chantage concernant le comte Mont!, son amant en titre. Le procès est public,
très animé, très mondain : qui aurait cru que la belle Gladys Eysenach, de bonne naissance, richissime et reine de Paris, pût avoir des
bontés pour le fils d'un maître d'hôtel? Il était donc si séduisant, ce Bernard Martin dont la banale photo s'étale à la Une de tous les
journaux ?
La vérité est infiniment plus complexe. C'est le secret de Gladys Eysenach, le drame profond et terrible des « deux fois vingt ans »,
Phèdre, Jocaste ou Jézabel.
« Ce jour-là, le 25 août 2015, l'événement n'est pas : un ours attaque une anthropologue française quelque part dans les montagnes du Kamtchatka. L'événement est : un ours et une femme se rencontrent et les frontières entre les mondes implosent. Non seulement les limites physiques entre un humain et une bête qui, en se confrontant, ouvrent des failles sur leurs corps et dans leurs têtes. C'est aussi le temps du mythe qui rejoint la réalité ; le jadis qui rejoint l'actuel ; le rêve qui rejoint l'incarné. »
«Je ne vois pas pourquoi l’amour entre une mère et un fils ne serait pas exactement comme les autres amours. Pourquoi on ne pourrait pas
cesser de s’aimer. Pourquoi on ne pourrait pas rompre. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s’en foutre, une fois pour toutes, de
l’amour.»
Constance Debré poursuit sa quête entamée avec Play Boy, celle du sens, de la vie juste, de la vie bonne. Après la question de l’identité se
pose la question de l’autre et de l’amour sous toutes ses formes, de l’amour maternel aux variations amoureuses.
Faut-il, pour être libre, accueillir tout ce qui nous arrive ? Faut-il tout embrasser, jusqu’à nos propres défaites ? Peut-on renverser le
chagrin ?
Race to Paris de KLOO est un jeu de société primé, conçu pour apprendre le français tout en s'amusant. Plutôt que de mémoriser des listes de mots, le jeu utilise un système de cartes ingénieux pour vous apprendre à construire des phrases naturellement.Les points forts
Niveau débutant
Niveau intermédiaire
Avec transcriptions
Sans disque
Salammbô est un roman historique de Gustave Flaubert, paru en 1862 chez Michel Lévy. Il prend pour sujet la Guerre des Mercenaires, iiie siècle av. J.-C., qui opposa la ville de Carthage avec les Mercenaires barbares qu’elle avait employés pendant la première Guerre punique, et qui se révoltèrent, furieux de ne pas avoir reçu la solde convenue. Flaubert chercha à respecter l’Histoire connue, mais profita du peu d’informations disponibles pour décrire un Orient à l’exotisme sensuel et violent.
"Quand l'homme en est réduit à l'extrême
dénuement du besoin, quand il devient "celui qui mange les épluchures", l'on s'aperçoit qu'il est réduit à lui-même, et l'homme se découvre
comme celui qui n'a besoin de rien d'autre que le besoin pour, niant ce qui le nie, maintenir le rapport humain dans sa primauté. Il faut
ajouter que le besoin alors change, qu'il se radicalise au sens propre, qu'il n'est plus qu'un besoin aride, sans jouissance, sans contenu,
qu'il est rapport nu à la vie nue et que le pain que l'on mange répond immédiatement à l'exigence du besoin, de même que le besoin est
immédiatement le besoin de vivre. Levinas, dans diverses analyses, a montré que le besoin était toujours en même temps jouissance. Mais ce
que nous rencontrons maintenant dans l'expérience d'Antelme qui fut celle de l'homme réduit à l'irréductible, c'est le besoin radical, qui
ne me rapporte plus à moi-même, à la satisfaction de moi-même, mais à l'existence humaine pure et simple, vécue comme manque au niveau du
besoin. Et sans doute s'agit-il encore d'une sorte d'égoïsme, et même du plus terrible égoïsme, mais d'un égoïsme sans ego, où l'homme,
acharné à survivre, attaché d'une manière qu'il faut dire abjecte à vivre et à toujours vivre, porte cet attachement comme l'attachement
impersonnel à la vie, et porte ce besoin comme le besoin qui n'est plus le sien propre, mais le besoin vide et neutre en quelque sorte,
ainsi virtuellement celui de tous. "Vivre, dit-il à peu près, c'est alors tout le sacré." " Maurice Blanchot.
"Je rêvais d'être ma propre cause et ma propre fin ; je pensais à présent que la littérature me permettrait de réaliser ce vœu. Elle
m'assurerait une immortalité qui compenserait l'éternité perdue ; il n'y avait plus de Dieu pour m'aimer, mais je brûlerais dans des
millions de cœurs. En écrivant une œuvre nourrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même
temps, je servirais l'humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres ?
Je m'intéressais à la fois à moi et aux autres ; j'acceptais mon "incarnation" mais je ne voulais pas renoncer à l'universel : ce projet
conciliait tout ; il flattait toutes les aspirations qui s'étaient développées en moi au cours de ces quinze années".
"Autant que le permettent les lois de la création littéraire, les Petits Poèmes en prose marquent un commencement absolu. Ils soutiennent
tout un système généalogique dont on dessine les branches maîtresses quand on cite le premier livre des Divagations, les Illuminations et
les Moralités légendaires : le foisonnement ultérieur est infini. Il semble que Baudelaire ait eu lui-même conscience d'avoir ouvert par
cette extrême expérience une route que l'on dût, après lui, nécessairement emprunter. Du moins, entendait-il qu'on lui rapportât le mérite
de l'avoir frayée. Il mandait à Arsène Houssaye, dans un billet de 1861 : "Je me pique qu'il y a là quelque chose de nouveau, comme
sensation ou comme expression" - et dans sa dédicace au même, il se défendait, tout en jouant le dépit, d'avoir simplement imité la
technique d'Aloysius Bertrand. Enfin, dans sa Correspondance, il mettait l'accent sur le caractère de "singularité" radicale, pour ne pas
dire : "répulsive", des "bagatelles laborieuses", dont il sentait qu'en matière de poésie elles constitueraient son dernier mot." Georges
Blin.
The Chorus
1948. Clément Mathieu, an unemployed music teacher, finds a job as proctor in a correctional boarding school for minors. Although particularly harsh, the educational policies of the school's director, Rachin, are proving ineffectual. Clément sets out to change the pupils' lives by acquainting them with the magic and power of music. Source: https://www.unifrance.org/film/24171/les-choristes
Untouchable
Your glorius getaway in the Loire
Lots of promise!
France's finest winter warmers
The house by the sea