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D'après Mérimée
Abandonnant mari et enfants, Lulu décide de ne pas rentrer à la maison. Elle n'a rien prémédité. Ça se passe très simplement. Elle s'octroie quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que de savourer pleinement, et sans culpabilité, cette vacance inédite. Presque surprise par sa propre audace, elle rencontre de drôles de gens qui sont, eux aussi, au bord du monde. Grisante, joyeuse, dangereuse et cruelle, l'expérience improvisée de Lulu en fera une autre femme...
Je sais que tu viendras...
" Va, dit-il... je te livre à ta propre misère... Trop indigne à mes yeux d'amour ou de colère, tu n'es rien devant moi... Roule au gré du hasard dans les déserts du vide, Qu'à jamais loin de moi le Destin soit ton guide, Et le malheur ton roi ! "
Yslaire écrit le second chapitre de Sambre avec les mots fulgurants de la passion et dessine les sentiments avec l'encre du désir. Au-delà
du temps, au-delà de la haine des hommes, l'affrontement amoureux de Bernard Sambre et de Julie se poursuit implacable. Comme un cœur
partagé. A jamais...
La mort corbeau
" Nous faisons partie du sommeil de Dieu. Nous sommes ses rêves. Mais Dieu vieillit et nous devenons ses cauchemars, nous les hommes ! " Ainsi parle Cueille-la-Mort, le chevalier-poète, le moine-tueur. Son arbre doit trancher les fils qui animent certains pantins de la farce... Dans le désert blanc et gelé de cette comédie, entre l'espoir et la démence, Neige poursuit sa quête. Et Northman veille.
L'aube rouge
" Ce fou... Celui qu'on nomme Miséricorde, ce bouffon cynique qui lance ses blasphèmes à la face de Dieu... Ce fou vient de croiser la route de Neige. Les corbeaux tournent dans le ciel gris. Au-dessus de ce théâtre glacé et cruel. Mais qui tire les ficelles ? La Mort, peut-être, qui fait entendre le froissement de ses ailes noires. "
Intermezzo
La brume épaisse est tombée sur Venise, la ville mourante faite de rêves et de chansons anciennes ; faite de ces songes gris qui se colorent quand s'allument les torches... Lors des fêtes venues du fond des âges. La brume est tombée comme un rideau sur une scène d'opéra. Mais quelle est l'ombre qui danse, auprès de Neige ?
Fable politico-futuriste dont l'action trépasse dans la grisaille glauque du Paris de l'an 2023. Fantastique déroutant par la faune ambiguë qui y circule et les pouvoirs psychiques dont elle use. Graphisme adéquat.
Le diable noir
Quoique préfacée par Pierre Miguel qui en garantit l'authenticité, cette "histoire" située en pleines guerres de religion (1589) ne renverse rien au point de vue du graphisme malgré quelques efforts du côté de la mise en page.
L'or blanc
Octobre-Novembre 1589 - On pouvait le croire, Gunther et Pritz auraient bien voulu, tout simplement se mettre en route vers l'Anjou et la Touraine, retrouver des compagnons d'infortune, fut-ce sous les sarcasmes de Face de Suie, qui ne veut pas les quitter. On trafique du sel sur la Loire, ce fleuve royal, immense et beau, traître et indomptable. Cet OR BLANC de contrebande est à prendre aux marches de la Bretagne. Face de Suie, innocente petite crapule bardée de vices, tout à la recherche de son identité, va encore brouiller le jeu, mais cette fois bien malgré lui. Vous connaissez le décor, il faut prendre place ! Le vent, le froid, la boue, l'eau claire et l'eau d'amertume, la rouerie, les bons et les bas sentiments de tous les acteurs, le souffle de la petite mort, Daniel Bardet a tenté de se les rappeler. Ne voulant point trahir leurs angoisses, leurs soucis, leurs joies, leurs méchancetés et leurs gloires, François Dermaut, qui les a suivis, tout comme lui, a su très magnifiquement, en images belles et fortes, reprendre les oublis, relever la mémoire qui défaille ou s'effraie parfois d'un trop plein de réalisme.
Face-de-Suie
Septembre 1589 : les mercenaires Gunther et Pritz sont à Paris. Le peu qu'ils savent de leur mission, confiée par Henri IV, intéresse pourtant maints batteurs de pavés, qui les ont suivis ou précédés dans la ville. " L'objet " de leur désir est révélé, d'entrée, et c'est une course-poursuite, un chassé-croisé d'intrigues souvent meurtrières pour l'atteindre. L'Archange, toujours plus troublant, et son jeune et dévoué compagnon, Face de Suie, les manipulent tous, comme autant de marionnettes. Aux marionnettes, il faut un théâtre. Paris tout entier leur prête sa scène immense et ses décors de pierres, qui entourent, enveloppent, enferment, écrasent, ou sauvent, ces acteurs avides, qu'on croit pris de folie. Marcel Jullian parle, dans sa préface, du " cloaque doré qu'est devenue la plus belle ville du monde ", ce Paris des tavernes, des palais et des bouges. Paris du XVIe siècle finissant, recréé avec force, réalisme et minutie, par le dessin très documenté de François Dermaut, qui accompagne le récit, éclaté, trépidant, et le langage flamboyant, imaginés par Daniel Bardet.
L'attentement
La Haine s'installe entre Pernette et Dame Jeanne, à propos de Gunther. Dans le même temps, Henri III est assassiné par un moine. Henri de Navarre lui succède et fait occuper les approches de Paris. Il décide de recueillir, personnellement, la soumission des habitants de Gisors. Le moine Jean Louvel est caché dans la ville. Pernette va l'y joindre pour tirer vengeance. Gunther pressent le drame qui se noue autour de la personne du Roi. Gagnera-t-il sa course contre le destin ? ...
Homme du XIXe siècle (né en 1855, mort en 1916), E. Verhaeren est l'un des initiateurs du monde moderne.
Poète de l'avenir industriel, il en dénonce d'emblée l'avers sombre et cruel. Pessimiste, il s'enivre de la démesure de l'univers.
Croquis, lettres, poèmes
1866-1874
Poèmes saturniens - Fêtes galantes - Romances sans paroles
conte de la mythologie grecque
Chaque année, Athènes doit livrer au roi de Crète, Minos, sept garçons et sept filles, régulièrement dévorés par le Minotaure, fils monstrueux de Pasiphaé, femme de Minos. Thésée, courageux fils du roi d'Athènes, aidé par Ariane, fille de Minos, délivre Athènes de ce lourd tribut. Un des plus vieux contes du monde occidental raconté aux enfants par le grand romancier américain, Nathaniel Hawthorne.
poèmes
poèmes
Etudes et commentaires sur l'oeuvre de Rimbaud.
suivies de Thibet
Le dernier livre d'Henri Michaux contient des poèmes : Où poser la tête ? et Postures. On y trouve aussi des textes en prose.
Dans Une foule sortie de l'ombre, l'auteur évoque une étrange impression, éprouvée au cinéma, et qui venait en fait d'un défaut de l'œil.
Musique en déroute est une grande et belle méditation, à propos d'un instrument de musique africain, très humble, composé de lamelles qui
vibrent de façon discordante.
Essais d'enfants recrée l'expérience intérieure d'un enfant qui dessine un bonhomme.
Par surprise et Le jardin exalté marquent un retour à une expérience de drogue.
Dans les camps de concentration nazis, des hommes et des femmes déportés de toutes nationalités, ont écrit clandestinement. Certains de leurs poèmes, réunis dans cette anthologie, ont pu être sauvegardés et rapportés de l'enfer concentrationnaire. Défi lancé à leurs bourreaux et à la mort, ces Paroles de déportés nous parviennent, fragiles, transcrites au prix d'ultimes efforts pour sauver la dignité humaine, la nôtre aussi. Ces textes appartiennent à la mémoire de l'humanité. Entendons-les.
Le narrateur prend le bus à une heure d'affluence. Il observe un jeune homme avec un chapeau et un cou trop long. Celui-ci s'énerve contre
son voisin qui, dit-il, le bouscule chaque fois que passe quelqu'un. Voyant une place libre, il finit par aller s'asseoir. Deux heures plus tard, le narrateur voit le jeune homme place Saint-Lazare qui discute avec un ami de questions vestimentaires.
Cette brève histoire est racontée quatre-vingt-dix-neuf fois, de quatre-vingt-dix-neuf manières différentes !
Pierre de Ronsard (1524-1585).
Poète immense, il connaît la gloire et la faveur des Grands, puis la désaffection et l’injuste oubli.
Avec Du Bellay, il illustra et défendit le français, langue nationale. Il aborda tous les genres poétiques et leur imprima sa marque, toute d’élégance mélancolique ou d’âpreté lorsqu’il déplore « les malheurs » du temps.
Odes, élégies, sonnets aussi purs que ceux de Pétrarque, amant (chante-t-il) de Marie, de Cassandre et d’Hélène, il nous a légué l’amour de la beauté, l’angoisse devant la fuite des jours et la folie politique des hommes.
Choix de poèmes présentés par André Miquel.
suivi de Oublieuse mémoire
"Aux grenouilles de la modernité qui n'en finissent pas de se faire aussi grosses que le boeuf, aux éléphants poétiques gambadant dans la
forêt de l'Etre, Supervielle répond par la fable, et prête aux dieux, aux bêtes et aux arbres sa parole ou son silence. Il faut, cela va de soi, mettre Dieu au singulier. Même s'il arrive à Vénus, au corps "plein de lignes", de faire une brèche dans ce monothéisme poétique, le pluriel nous entraînerait dans un réseau par trop archaïque.
Un seul Dieu, donc, paré d'une majuscule, en qui l'on reconnaîtra un cousin éloigné de celui de la Genèse, respectant grosso modo la
chronologie biblique.
"Si je crois en Dieu, ce n'est qu'en poésie", disait Supervielle à Nadal. Prenons au pied de la lettre cette déclaration, non pour sa portée religieuse ou métaphysique, qui n'est pas notre affaire, mais pour sa portée poétique. Dieu est ici ce que les rhétoriciens appelleraient
une fiction. "
Jean Gaudon.
poème
L'Arbre-Seul, que les chrétiens appelaient l'Arbre-Sec, se dressait aux dires des légendes au bord du monde connu, quelque part du côté du Khorassan. Cet épouvantail du désert marquait la limite des terres autorisées. Au-delà s'ouvraient les espaces interdits, maudits,
impensables parce que volontairement soustraits au champ de la pensée, de l'errance et du songe.
Le poème a pris l'Arbre pour repère, pour aimant. Comme s'il s'agissait d'un appel à forcer le passage, d'un signe à inverser. Et du voyage en Orient aux multiples départs, le corps et l'esprit ne sont jamais tout à fait revenus. L'Afghanistan, l'Inde, l'Himalaya, la Route si
ravagée de la Soie ont ravivé le mystère et l'exaltation d'être, ici ou à mille lieues, si intensément présent.
L'Arbre-Seul est le poème des deux versants du monde, avec miroirs de lumière et d'ombre, souffles de sable, poussières d'éternité, fureurs,
jubilations et «paroles ailées». C'est un ample parcours à suivre comme une partition polyphonique, comme une improvisation aux rythmes
divers, parfois contraires, et qui compose au sens fort un livre de poésie, qu'Alain Borer tient pour «le plus tonique depuis Alcools
d'Apollinaire».
poème
Le titre est un refrain retenu de travers. Jamais le Chant des canons de L'Opéra de quat'sous n'a conduit les troupiers «du Gange à Zanzibar», mais «du Cap à Couch Behar». Cette erreur d'aiguillage ne relève pas pourtant du seul hasard : le premier repère est familier à
l'auteur, le second apparaît fréquemment dans les lettres de Rimbaud comme autre dénomination de l'ailleurs.
Du Gange à Zanzibar est le poème de la présence au monde et aux êtres, poème du mouvement et des migrations sans fin, avec jubilations et
déchirements, visions, éclats de rire, commotions, lumière. Il est escorte de ce qui vit, viatique de ce qui passe.
poèmes et proses
"Alain-Fournier, l'homme d'un seul livre, Le Grand Meaulnes, passe pour un être mythique dont la brève existence n'a laissé d'autre trace
parmi nous que la claire aventure de ses trois héros : Augustin, Frantz et François. Certes, sa disparition en pleine jeunesse, qui ne nous a
pas même laissé une tombe à fleurir, ajoute encore à sa légende. Pourtant, si son unique roman a suffi à sa notoriété, il est d'autres
textes de lui qui nous introduisent plus avant au sanctuaire de son âme et permettent de relever sa trace ici-bas: ce sont ses lettres et
ses poèmes. C'est de ces derniers qu'il s'agit dans ce livre". "Jacques Rivière, témoin privilégié d'Alain-Fournier, nous en dit plus sur
lui: il nous raconte sa vie de l'intérieur. C'est l'importance de sa préface à l'édition que le premier il a faite de ces Miracles en 1924, dix ans après la mort de son ami sur les hauts de Meuse, au tout début de la guerre de 1914." Alain Rivière.
Tristesses d'été
Les rideaux sont fermés, aux carrefours déserts…
Fraîches, Elles ont quitté le rouet et la porte
Pour la fraîcheur et la gaieté des lointains verts…
… Quelque part, un piano sanglote…
Et ce matin pourtant, parce que c’était l’Été,
on avait cru les voir sourire en robe blanche ;
Et pourtant, ce matin, les cloches ont chanté
parce que c’était Dimanche…
Désespoirs ensoleillés d’après-midi déserts,
Poussière… silence… et rayons des gaietés mortes,
Jours de rideaux baissés, tristes comme des hivers !..
.. Et, pleureuses venues.. et lasses.., des notes
Qu’un piano,.. quelque part.., d’oubliée, sanglote…
poèmes
On renonce, à propos de Guy Goffette, à parler de cette "poésie du quotidien" qui tombe trop souvent dans les complaisances du prosaïsme. Et pourtant voici des poèmes dont la source est dans l'instant et l'immédiat, même s'ils ont quelquefois cheminé d'abord dans la mémoire. Mais, en se gardant également des facilités du merveilleux et de l'enthousiasme lyrique, ils ouvrent, entre "la pâte des jours" et la lumière d'une "promesse oubliée" , entre la nostalgie et la réalité du temps, les chemins d'une réconciliation éphémère. Cependant renouvelable puisqu'elle tient à la justesse des mots et de leur mouvement, maîtrisés dans la seule mesure où la poésie est ce qui se dérobe à toute intention de maîtrise, pour dire vrai.
Narrations
"...je me suis donné un exercice, comme de rééducation : faire des phrases descriptives de geste, à raison d’un geste par phrase
et d’une phrase par geste, en poussant l’exercice le plus loin possible."
Pour son départ à
la retraite, on a
organisé un pot. Il se tient très droit.
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Elle se demande
ce qu'elle va mettre
pour être convenable à l'enterrement.
****
La salle d'attente
est tout à fait vide.
Curieusement, les fauteuils sont très présents.
"Au temps du Laboratoire central, un demi-siècle après Rimbaud, la poésie conquérait encore ses droits à une forme de pensée indépendante de la prose. Ces droits ne sont plus contestés. Au lieu d'utiliser des signes qui s'effacent devant les choses dont ils sont les signes, le poète, nous le savons, réinvente le langage naturel où les mots ressemblent aux choses parce qu'ils en conservent (dit-on) l'empreinte sur notre sensibilité. Ils prennent corps. Ce sont eux maintenant qui effacent les choses. Que reste-t-il ? Des expressions. Or, dans un monde où tout exprime, il faut bien que tout s'entr'exprime et que l'obscur, l'inexplicable même, soit accepté, intentionnel, irréductible au choc brut contre une matière étrangère. Rien, dans ce monde, n'arrive par pur accident, ce serait insensé puisque le propre du hasard est d'isoler, d'aliéner et d'intervenir du dehors pour rompre la libre nécessité d'une formation autonome. Ce n'est point par hasard que des mots se ressemblent. Ce n'est point par hasard que l'acrostiche de Iessous Christos Theou Yios Sôter compose le mot poisson (Ichtys) : l'eau sera donc Esprit. Mais, aussi bien, puisque pneuma signifie souffle, le Saint-Esprit sera colombe. Ainsi la parole du poète demeure-t-elle préhensive, compréhensive, toujours sentie, toujours sensible, toujours moins conçue que vécue, bref : symbolique. Son essence est la mimésis. Elle parle par ressemblance : la répétition du rythme, l'écho de la rime, les rappels de l'assonance, les doublets du calembour, les reflets du pastiche, etc. Son jeu verbal est masque, enchantement, défense, agressivité, séduction, pudeur, triomphe. On retiendra surtout l'effet de ce langage naturel. Comme il a pour principe la ressemblance et non la contiguïté, il rompt avec les habitudes de la parlerie quotidienne et il nous prend à l'imprévu de l'invention. L'invention se fait devant nous, en nous, un dieu nous gagne : enthousiasme. Le poète, qui souhaite une poésie accessible à tous, nous offre de participer à ses propres surprises". Yvon Belaval
suivi de Mélodrame
Doctrine
Heureux sois-tu silence des ciels verts!
Le poète ô seigneur des plus lointains possibles
Prophétise à tes yeux dans le rude univers
Les Morts. Car ils sont là. Détachés du visible
Ils ne se séparent pas. De nous à nous
Ils errent mais félicieusement se meuvent
Dans les tons les pensées les montagnes d'air doux
Les jades les perles de vapeur et ils se suivent
Les pierres et les mers les ombres de cyprès
Nos rêves éperdus du plus prenant mystère
Et nos bouches nos cœurs notre amour des aimés
Les morts ne se séparent pas de notre sphère
Ô dis! ils ne séparent pas ils veillent
À la rencontre de nous-même et du divers
Qui est le Même. Ils ont suprêmement leur aile
Ouverte pour chanter la divine matière.
(in Ciels, III de Diadème)
Poèmes
Au commencement, l’exil, l’épuisement, l’abandon de tout espoir. Et puis cette lente marche, sans issue imaginable, cette marche obstinée, à la recherche du lieu où la torture cesserait, où se déploierait la réponse. Mais n’est-ce pas faire fausse route, forcément tourner en rond que chercher une réponse ? Rugueux et martelés, ces poèmes sont ceux de la détresse et de la recherche, mais ils ouvrent aussi à cette possibilité d’une réconciliation et d’un accomplissement dont la femme est l’initiatrice.
tableau de mémoire
Lagon, lagunes évoque les stations du chemin d'u conscience mise au ban des identités admises. Placé sous le signe de l'errance dans le
temps et l'espace, ce parcours précipite la " Rebelle " aux points névralgiques qui jalonnent une mémoire travaillée par la douleur et l'orgueil à la fois.
Écrit dans une riche prose poétique qui joue sur tous les registres de la langue, Lagon, lagunes se présente comme une mosaïque faite de
fragments littéraires, historiques et mythologiques.
" Prenez garde à ma couleur. Je ne suis pas noire, il est vrai, mais belle...
" Mon clan dispersé a connu toutes les ordalies et mon nom n'est pas un qui ait besoin de prendre leçon de parenté. J'ai le sang amer mais
je sais toutes les routes. "
1996-1998
«J'ai bien peur d'être aussi ennuyeux que n'importe
Qui avec tous ces faux sonnets que j'accumule
Pour qui? pour quoi? et qui me viennent sans que j'y
Songe, allant à mon pas sur le lopin de terre
Où je me trouve à tel ou tel moment. Qu'y faire?
A vrai dire l'anxiété me prendrait si
Soudain le débit tombait à rien. Me rassure
Au contraire la coulée imprévue et même
Inconhérente qui aura pu prendre source
Au gosier du geai ou de la corneille: cra!
Cra! C'est ce que je croyais avoir entendu,
Et c'est un chapelet de mots inattendus
Que j'ai à recueillir, les ayant dans l'ouïe,
Sur une page du carnet que j'ai sur moi.»
récits
Que retient-on d'une vie ? Qu'en restera-t-il ? Ces neuf nouvelles offrent autant de réponses. Une vieille dame nage dans une piscine au milieu de ses souvenirs, un vieux romancier rédige de faux brouillons, un veuf enterre méthodiquement sa fortune, un homme se trouve dans une bibliothèque numérique au moment d'une panne de courant et un entraîneur de football, amateur de Schubert, quitte le stade avant la fin du match pour se rendre au zoo.
Décidément, le curé de Cucugnan est embêté. Les villageois ont déserté son église et seules les araignées viennent lui rendre visite au confessionnal. Comment diable va-t-il s'y prendre pour ramener le troupeau dispersé au bercail ? Fort heureusement, par un beau dimanche, l'inspiration divine lui vient à point nommé tandis qu'il s'apprête à faire la messe. Le voici qui déclare à ses ouailles ébahies : " Mes frères, vous me croirez si vous voulez l'autre nuit, je me suis trouvé à la porte du paradis. Je frappai : saint Pierre m'ouvrit ! " L'imagination a quelquefois des pouvoirs insoupçonnés... Retrouvez l'humour tendre et cocasse de Daudet dans Le secret de maître Cornille, La chèvre de M. Seguin, L'Arlésienne, Le curé de Cucugnan, Les vieux, le poète Mistral, L'élixir du Révérend Père Gaucher et dans les autres nouvelles de ce recueil.