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poèmes et proses
"Alain-Fournier, l'homme d'un seul livre, Le Grand Meaulnes, passe pour un être mythique dont la brève existence n'a laissé d'autre trace
parmi nous que la claire aventure de ses trois héros : Augustin, Frantz et François. Certes, sa disparition en pleine jeunesse, qui ne nous a
pas même laissé une tombe à fleurir, ajoute encore à sa légende. Pourtant, si son unique roman a suffi à sa notoriété, il est d'autres
textes de lui qui nous introduisent plus avant au sanctuaire de son âme et permettent de relever sa trace ici-bas: ce sont ses lettres et
ses poèmes. C'est de ces derniers qu'il s'agit dans ce livre". "Jacques Rivière, témoin privilégié d'Alain-Fournier, nous en dit plus sur
lui: il nous raconte sa vie de l'intérieur. C'est l'importance de sa préface à l'édition que le premier il a faite de ces Miracles en 1924, dix ans après la mort de son ami sur les hauts de Meuse, au tout début de la guerre de 1914." Alain Rivière.
Tristesses d'été
Les rideaux sont fermés, aux carrefours déserts…
Fraîches, Elles ont quitté le rouet et la porte
Pour la fraîcheur et la gaieté des lointains verts…
… Quelque part, un piano sanglote…
Et ce matin pourtant, parce que c’était l’Été,
on avait cru les voir sourire en robe blanche ;
Et pourtant, ce matin, les cloches ont chanté
parce que c’était Dimanche…
Désespoirs ensoleillés d’après-midi déserts,
Poussière… silence… et rayons des gaietés mortes,
Jours de rideaux baissés, tristes comme des hivers !..
.. Et, pleureuses venues.. et lasses.., des notes
Qu’un piano,.. quelque part.., d’oubliée, sanglote…
poèmes
On renonce, à propos de Guy Goffette, à parler de cette "poésie du quotidien" qui tombe trop souvent dans les complaisances du prosaïsme. Et pourtant voici des poèmes dont la source est dans l'instant et l'immédiat, même s'ils ont quelquefois cheminé d'abord dans la mémoire. Mais, en se gardant également des facilités du merveilleux et de l'enthousiasme lyrique, ils ouvrent, entre "la pâte des jours" et la lumière d'une "promesse oubliée" , entre la nostalgie et la réalité du temps, les chemins d'une réconciliation éphémère. Cependant renouvelable puisqu'elle tient à la justesse des mots et de leur mouvement, maîtrisés dans la seule mesure où la poésie est ce qui se dérobe à toute intention de maîtrise, pour dire vrai.
Narrations
"...je me suis donné un exercice, comme de rééducation : faire des phrases descriptives de geste, à raison d’un geste par phrase
et d’une phrase par geste, en poussant l’exercice le plus loin possible."
Pour son départ à
la retraite, on a
organisé un pot. Il se tient très droit.
****
Elle se demande
ce qu'elle va mettre
pour être convenable à l'enterrement.
****
La salle d'attente
est tout à fait vide.
Curieusement, les fauteuils sont très présents.
"Au temps du Laboratoire central, un demi-siècle après Rimbaud, la poésie conquérait encore ses droits à une forme de pensée indépendante de la prose. Ces droits ne sont plus contestés. Au lieu d'utiliser des signes qui s'effacent devant les choses dont ils sont les signes, le poète, nous le savons, réinvente le langage naturel où les mots ressemblent aux choses parce qu'ils en conservent (dit-on) l'empreinte sur notre sensibilité. Ils prennent corps. Ce sont eux maintenant qui effacent les choses. Que reste-t-il ? Des expressions. Or, dans un monde où tout exprime, il faut bien que tout s'entr'exprime et que l'obscur, l'inexplicable même, soit accepté, intentionnel, irréductible au choc brut contre une matière étrangère. Rien, dans ce monde, n'arrive par pur accident, ce serait insensé puisque le propre du hasard est d'isoler, d'aliéner et d'intervenir du dehors pour rompre la libre nécessité d'une formation autonome. Ce n'est point par hasard que des mots se ressemblent. Ce n'est point par hasard que l'acrostiche de Iessous Christos Theou Yios Sôter compose le mot poisson (Ichtys) : l'eau sera donc Esprit. Mais, aussi bien, puisque pneuma signifie souffle, le Saint-Esprit sera colombe. Ainsi la parole du poète demeure-t-elle préhensive, compréhensive, toujours sentie, toujours sensible, toujours moins conçue que vécue, bref : symbolique. Son essence est la mimésis. Elle parle par ressemblance : la répétition du rythme, l'écho de la rime, les rappels de l'assonance, les doublets du calembour, les reflets du pastiche, etc. Son jeu verbal est masque, enchantement, défense, agressivité, séduction, pudeur, triomphe. On retiendra surtout l'effet de ce langage naturel. Comme il a pour principe la ressemblance et non la contiguïté, il rompt avec les habitudes de la parlerie quotidienne et il nous prend à l'imprévu de l'invention. L'invention se fait devant nous, en nous, un dieu nous gagne : enthousiasme. Le poète, qui souhaite une poésie accessible à tous, nous offre de participer à ses propres surprises". Yvon Belaval
suivi de Mélodrame
Doctrine
Heureux sois-tu silence des ciels verts!
Le poète ô seigneur des plus lointains possibles
Prophétise à tes yeux dans le rude univers
Les Morts. Car ils sont là. Détachés du visible
Ils ne se séparent pas. De nous à nous
Ils errent mais félicieusement se meuvent
Dans les tons les pensées les montagnes d'air doux
Les jades les perles de vapeur et ils se suivent
Les pierres et les mers les ombres de cyprès
Nos rêves éperdus du plus prenant mystère
Et nos bouches nos cœurs notre amour des aimés
Les morts ne se séparent pas de notre sphère
Ô dis! ils ne séparent pas ils veillent
À la rencontre de nous-même et du divers
Qui est le Même. Ils ont suprêmement leur aile
Ouverte pour chanter la divine matière.
(in Ciels, III de Diadème)
Poèmes
Au commencement, l’exil, l’épuisement, l’abandon de tout espoir. Et puis cette lente marche, sans issue imaginable, cette marche obstinée, à la recherche du lieu où la torture cesserait, où se déploierait la réponse. Mais n’est-ce pas faire fausse route, forcément tourner en rond que chercher une réponse ? Rugueux et martelés, ces poèmes sont ceux de la détresse et de la recherche, mais ils ouvrent aussi à cette possibilité d’une réconciliation et d’un accomplissement dont la femme est l’initiatrice.
tableau de mémoire
Lagon, lagunes évoque les stations du chemin d'u conscience mise au ban des identités admises. Placé sous le signe de l'errance dans le
temps et l'espace, ce parcours précipite la " Rebelle " aux points névralgiques qui jalonnent une mémoire travaillée par la douleur et l'orgueil à la fois.
Écrit dans une riche prose poétique qui joue sur tous les registres de la langue, Lagon, lagunes se présente comme une mosaïque faite de
fragments littéraires, historiques et mythologiques.
" Prenez garde à ma couleur. Je ne suis pas noire, il est vrai, mais belle...
" Mon clan dispersé a connu toutes les ordalies et mon nom n'est pas un qui ait besoin de prendre leçon de parenté. J'ai le sang amer mais
je sais toutes les routes. "
1996-1998
«J'ai bien peur d'être aussi ennuyeux que n'importe
Qui avec tous ces faux sonnets que j'accumule
Pour qui? pour quoi? et qui me viennent sans que j'y
Songe, allant à mon pas sur le lopin de terre
Où je me trouve à tel ou tel moment. Qu'y faire?
A vrai dire l'anxiété me prendrait si
Soudain le débit tombait à rien. Me rassure
Au contraire la coulée imprévue et même
Inconhérente qui aura pu prendre source
Au gosier du geai ou de la corneille: cra!
Cra! C'est ce que je croyais avoir entendu,
Et c'est un chapelet de mots inattendus
Que j'ai à recueillir, les ayant dans l'ouïe,
Sur une page du carnet que j'ai sur moi.»
récits
Que retient-on d'une vie ? Qu'en restera-t-il ? Ces neuf nouvelles offrent autant de réponses. Une vieille dame nage dans une piscine au milieu de ses souvenirs, un vieux romancier rédige de faux brouillons, un veuf enterre méthodiquement sa fortune, un homme se trouve dans une bibliothèque numérique au moment d'une panne de courant et un entraîneur de football, amateur de Schubert, quitte le stade avant la fin du match pour se rendre au zoo.
Décidément, le curé de Cucugnan est embêté. Les villageois ont déserté son église et seules les araignées viennent lui rendre visite au confessionnal. Comment diable va-t-il s'y prendre pour ramener le troupeau dispersé au bercail ? Fort heureusement, par un beau dimanche, l'inspiration divine lui vient à point nommé tandis qu'il s'apprête à faire la messe. Le voici qui déclare à ses ouailles ébahies : " Mes frères, vous me croirez si vous voulez l'autre nuit, je me suis trouvé à la porte du paradis. Je frappai : saint Pierre m'ouvrit ! " L'imagination a quelquefois des pouvoirs insoupçonnés... Retrouvez l'humour tendre et cocasse de Daudet dans Le secret de maître Cornille, La chèvre de M. Seguin, L'Arlésienne, Le curé de Cucugnan, Les vieux, le poète Mistral, L'élixir du Révérend Père Gaucher et dans les autres nouvelles de ce recueil.
nouvelles
Quelle image donne, à l'extérieur, cette Europe habituée à se contempler, à s'inquiéter de ses petites ou grandes querelles internes ? C'est la question que nous avons posée à dix auteurs africains. Issus du Maghreb ou d'Afrique sub-saharienne, ils ont choisi, chacun, un aspect particulier de la culture européenne : le rapport au temps, la féminité, la technologie, l'accueil de l'étranger, le culte des morts... De Karnac, de Genève, d'Allemagne ou du Sénégal, l'Afrique regarde l'Europe. Florent Couao-Zotti, Jean-Luc Raharimanana, Boubacar Boris Diop, Koulsy Lamko, Fatou Diome, Patrice Nganang, Arezki Mellal, Ken Bugul, Aziz Chouaki, Fama Diagne Sène. Dix auteurs, dix textes, dix regards singuliers sur l'Europe.
nouvelles et contes baroques, suivi de La seduction de l'etrange par Jean-Paul Paccolat
Entrez dans le monde enchanté de S. Corinna Bille, car c'est ici que bat avec vigueur le coeur des Alpes valaisannes et que foisonne une nature dont la réalité dépasse souvent celle des humains. Vous vivrez une nuit inoubliable dans un château où les invités se transforment en animaux ; vous rencontrerez des êtres fabuleux, d'une beauté indescriptible, près d'étangs cachés par les brumes ; vous apprendrez ce qui s'est passé dans les combles de ce gratte-ciel où un étroit lit laqué de blanc semble abandonné depuis peu ; vous visiterez aussi les couloirs et les chambres secrètes de la maison familiale, connue depuis l'enfance, et vous vous regarderez à votre tour dans le miroir de votre vie ; enfin, vous partirez avec Rose-de-nuit dans cet étrange train à la destination inconnue.
Les contes de Le Clézio, qui semblent nés du rêve et du recueillement, nous parlent pourtant de notre époque. Venu d'ailleurs, Mondo le petit garçon qui passe, Lullaby la voyageuse, Jon, Juba le sage, Daniel Sindbad qui n'a jamais vu la mer, Alia, Petite Croix, et tant d'autres, nous sont délégués comme autant d'enfants-fées. Ils nous guident. Ils nous forcent à traverser les tristes opacités d'un univers où l'espoir se meurt. Ils nous fascinent par leur volonté tranquille, souveraine, accordée au silence des éléments retrouvés. Ils nous restituent la cadence limpide du souffle, clé de notre âme.
comédie
Cette nouvelle série classique réunit les deux collections Larousse et Bordas. En plus de fournir le texte intégral de l'oeuvre, elle dispense une présentation pour l'aborder et une manière suggérée pour la lire.
comédie
comédie
farce
Comédie de Molière en cinq actes de 1660, Molière présente l'intrigue en ces mots : «La pièce débute par le mécontentement de deux gentilshommes, La Grange et Du Croisy, qui viennent d'être reçus avec mépris par Madelon et Cathos, respectivement fille et nièce de Gorgibus, bourgeois de province récemment installé à Paris, qui voulait les leur donner en mariage. La Grange promet de se venger avec l'aide de son valet Mascarille...»
ou le Mari confondu
farce
Martine, battue par son mari Sganarelle, décide de se venger en faisant croire qu'il ne reconnaît sa qualité de médecin que par la force.
suivi de La Marche à l'étoile et autres nouvelles
Un meurtrier anonyme, un poète vengeur, un parfumeur amoureux, un antiquaire combattant, un enfant silencieux, un milliardaire misanthrope. Les personnages de ces six histoires ont un point commun : leur vie intérieure est bien plus exaltante que leur vie quotidienne. Et leur part d'ombre n'est rien en comparaison de leur part lumineuse. Une vérité que l'on tait, un exploit que l'on cache, un passé inavouable. Lequel d'entre nous ne garde pas, enfouie au plus profond, sa gloire secrète ?
Une illustration de tous les registres de l’écrivain: observation de l’existence quotidienne, abstraction lyrique, dialogue fantaisiste, érudition baroque: la plus précieuse des anthologies.
nouvelles
Ce n'est pas l'amour. Pas encore. Ou presque trop. Ou plus tout à fait. Pourtant les personnages de ce livre se croient tous amoureux. Alors quoi ? Leurs histoires d'amour ne seraient-elles que des tentatives d'amour ? Passant de l'humour à la gravité, de la confidence à l'outrage, de la pudeur à la sensualité résolue, Arnaud Cathrine revisite, au fil de dix nouvelles, un motif universel, fluctuant et insaisissable.
Une fois par semaine, Georges s'aventure dans le musée, monstruosité architecturale et labyrinthe à la fois fascinant et cauchemardesque. Il passe de salle en salle, d'escalier en escalier, à la recherche de sa femme partie en faire l'inventaire trois ans plus tôt. Quels secrets lui a-t-elle cachés ? Quels mensonges l'ont conduite à se perdre sans espoir de retour dans ce gigantesque piège ? Aux confins de la folie, une longue nouvelle vertigineuse par l'un des maîtres de la science-fiction française.
nouvelles
"L'Espoir en contrebande ou comment faire le tour du monde en vingt-six nouvelles, du canal de l'Ourcq à Ostende, d'Aubervilliers à Nouméa, de La Rochelle au Québec, de Bordeaux aux Antilles, de Granville au Mexique, de Nantes au Gabon, du Périgord au Danemark, de Saint-Benoît-du-Sault à Stettin... Histoires vraies ou histoires inventées ? En fait, Didier Daeninckx se plaît à jeter " des passerelles de fiction entre deux blocs de réalité". Pour lui, vie et littérature ne font qu'un. Dans ses " nouvelles noires ", comme dans la vie, chacun est confrontéà toutes sortes de situations : des moments d'émotion, des scènes violentes, des instants désopilants, des événements historiques. Et tout le monde croise ou rencontre des individus de tous genres : des flics, des voyous, des salauds, des paumés, des chômeurs, des couples d'amoureux, des rebelles... Mais que viennent faire là-dedans Mussolini et Richard Durn, Thierry la Fronde et saint Denis, Paco Ibáñez et Charles de Gaulle, Paul Bocuse et Silvio Berlusconi, John Lennon et Éloi Machoro, Louise Michel et Rino Della Negra, Gandhi et Arlette Laguiller, Marat Safin et Coluche, Steve McQueen et Mehdi Ben Barka, Ousmane Sow et Michel Simon, Missak Manouchian et Jean Moulin ? Ils ne sont peut-être pas là par hasard... "
comédie
Des fils désobéissants, des jeunes filles désemparées, des pères intransigeants, des situations complexes, un valet secourable, il n'en faut pas plus à Molière pour ressusciter une dernière fois ici le parfum puissant de la Commedia dell'arte. Le rire éclate, la farce triomphe sans partage. Entre deux fourberies et avant que le brancard n'emporte Scapin dans les coulisses, l'amer regard du moraliste se glisse, dénonçant une société où la jeunesse est en danger...
comédie
Jupiter, le maître des dieux, est amoureux d'Alcmène, une simple mortelle. Pour la séduire, il se " transforme " en Amphitryon, le mari de la belle, tandis que mercure, de son côté, prend le visage de Sosie, le valet. De cette fable antique, Molière a fait une comédie à grand spectacle où les dieux, descendus du ciel, s'amusent à semer le trouble parmi les humains, tandis que les spectateurs eux-mêmes se laissent égarer par la ressemblance frappante des " sosies ". Parallèlement, Molière illustre l'atmosphère galante qui règne à la Cour en 1668, tant il est vrai que Jupiter emprunte à Louis XIV autant qu'au héros grec.
contes choisis
Delphine et Marinette grandissent à la campagne, entourées de parents peu compréhensifs. Rien de tel donc, pour s'évader, que de fréquenter la gent animale, encline aux gamineries. Et voilà dans la cour de la ferme, parlant à qui mieux mieux, un éléphant, une panthère noire, un paon, un canard faussement sage, un cochon rêvant de devenir détective... Toujours prêts à assister les fillettes dans leurs joyeuses aventures, ces animaux doués de raison ont bien peu à apprendre des hommes ! L'accompagnement pédagogique nous propose de découvrir l'univers du conte et ce qu'il a de particulier chez Marcel Aymé, ce mélange du merveilleux et du quotidien. Cette lecture montre que Les contes du chat perché sont aussi le récit de la découverte de la vie par Delphine et Marinette. Il s'agit d'un apprentissage ludique et le lecteur ne manquera pas de participer activement aux jeux proposés. 10 contes (XXe siècle) recommandés pour la classe de sixième. Texte intégral.
Le mort ; Histoire de l'oeil
Penser ce qui excède la possibilité de penser, gagner le point où le cœur manque, les moments où l'horreur et la joie coïncident dans leur
plénitude, où l'être nous est donné dans un dépassement intolérable de l'être qui le rend semblable à Dieu, semblable à rien. Tel est le
sens de ce livre insensé. Les trois récits rassemblés ici sont l'expression la plus concise de la terrible exigence d'un homme qui avait
voué sa vie et son écriture à l'expérience des limites.
À travers le blasphème et l'indécence, c'est bien la voix la plus pure que nous entendons et le cri que profère cette bouche tordue est un
alléluia perdu dans le silence sans fin.
* L'Expulsé. Version modifiée de la nouvelle écrite en français en 1946, publiée dans la revue Fontaine, tome 10, n°57, décembre, 1946 -
janvier, 1947.
* Le Calmant. Nouvelle écrite en français en 1946-1947.
* La Fin. Version modifiée de la nouvelle écrite en français en 1945, publiée tronquée sous le titre Suite dans Les Temps Modernes, n°10,
juillet 1946.
* Textes pour rien. Treize textes écrits en français en 1950. Pré-publication partielle dans Les Lettres Nouvelles, n°3, mai 1953 et dans
Monde Nouveau / Paru, mai-juin 1955.
Trois courts récits d'importance majeure dans son oeuvre et pourtant méconnus sont rassemblés dans ce volume : «Madame Dargent » (1922) ,
«Une nuit» (1928) et «Dialogue d'ombres» (1928), où l'auteur de Sous le soleil de Satan se révèle plus que jamais obsédé par la mort, cette
ultime épreuve où s'affrontent le Bien et le Mal dans les obscurités de la conscience. « Je voudrais dans mes livres lancer des escadrons d'images», confiait le jeune Bernanos à un ami.
Cette volonté et cette énergie, il les mettait en œuvre dès 1907- il avait alors dix-huit ans - dans ses premiers textes publiés que l'on
trouvera encore ici : manifestations initiales d'un génie en devenir, nouvelles hachées, elliptiques où la vie rayonnante et le pur
cauchemar, le plus âpre et le plus spirituel, nouaient déjà de formidables noces.
parce que vingt-quatre, c'est pas assez
Pleure pas, Casanova. Ils débarquent les mains dans les poches, la cigarette au bec et le sourire aux lèvres. Valmont, Casanova, deux faces de la même plaie, dragueurs impénitents, charmeurs impertinents. Mais même chez ces Don Juan, parfois le coeur a ses prisons que la raison ignore...
Bon dieu, mon vieux. Je suis mort par étourderie, mardi soir à 21 h 15. Mes funérailles sont chics, j’ai vraiment de la chance. Ma femme, mes enfants, mon frère, mes amis sont tous au rendez-vous ; je les vois
défiler les uns derrière les autres et pleurer ma mémoire... Les cons.
Toubib or not toubib ? Quand un psy
renommé, mais hélas surmené, se tue au travail pour sauver ses patients, il se peut qu’il devienne un serial docteur. À force de soigner, ça
fini par saigner... ce sont les risques du métier.
Le baiser de la concierge. Je me souviens de ces gamins que je n’ai jamais rencontrés. François. Myriam. Et Serge. Une adresse ? Rue Bleue. Une date ? 1942. Un Crime ? Être juif. Trois mômes, trois
garnements qui jouaient au shérif avec leurs étoiles jaunes, dans la cour d’un immeuble où régnait une dame qui aimait les enfants...
La Manif. Mon cher Jésus, j’espère que tu vas bien. Figure-toi qu’avec les Bénévoles du Bienheureux Calvaire des Foetus Suppliciés, nous allons dès demain, et la main dans la main, porter Ta Sainte Parole et honorer Ton Nom. C’est bien la première fois que je
vais manifester, je me sens toute émue. Que de préparatifs... mon dieu. Tu ne te rends pas compte.
Tout pour plaire.
Cake : nom masculin. 1/Gâteau garni de raisins secs et fruits confits. 2/Garçon dénué d’intelligence, bête à manger du foin. 3/Synonymes :
blaireau, patate, andouille, corniaud. Ou quand une brève de comptoir révèle surtout des rêves de cons.
précédé par Le Ressassement éternel
Le Ressassement éternel a été publié aux Éditions de Minuit en 1952 (collection « Nouvelles originales », épuisé). Ce recueil est composé de deux courts récits datant de 1935 et 1936, « L'idylle » et « Le dernier mot ».
En attirant l'attention sur l'existence " sujette à caution ” de l'auteur face à son œuvre, Maurice Blanchot propose dans Après coup
une réflexion sur la difficulté pour l'écrivain d'imposer un sens à son œuvre : “ avant toute distinction d'une forme et d'un contenu, d'un signifiant et d'un signifié, avant même le partage entre énonciation et énoncé il y a le Dire inqualifiable. ”
Faisant le point sur Le Ressassement éternel, il commente ses textes à la lumière d'Auschwitz : “ On me demande - quelqu'un en moi demande –
de communiquer avec moi-même, en exergue à ces deux récits anciens, si anciens que, sans tenir compte des difficultés précédemment
exprimées, il ne m'est pas possible de savoir qui les a écrits, comment ils se sont écrits et à quelle exigence inconnue ils ont dû
répondre. Je me souviens (ce n'est qu'un souvenir, trompeur peut-être) que j'étais étonnamment étranger à la littérature environnante et ne
connaissant que la littérature dite classique, avec une ouverture cependant sur Valéry, Goethe et Jean-Paul. Rien qui pût préparer à ces
textes innocents où retentissaient les présages meurtriers des temps futurs. (...) Et-pourtant, difficile, après coup, de ne pas y songer.
Impossible de ne pas évoquer ces travaux dérisoires des camps concentrationnaires, quand ceux qui y sont condamnés transportent d'un endroit
à l'autre, puis ramènent au point de départ, des montagnes de pierre, non pas pour la gloire de quelque pyramide, mais pour la ruine du
travail, ainsi que des tristes travailleurs. Cela eut lieu à Auschwitz, cela eut lieu au Goulag. Ce qui tendrait à montrer que, si l'imaginaire risque un jour de devenir réel, c'est qu'il a lui-même ses limites assez strictes et qu'il prévoit facilement le pire parce que celui-ci est toujours le plus simple qui se répète toujours.
" Le rêve en sa mémoire perdait de sa fraîcheur, mais non de sa force, et si la violence du songe demeurait, ainsi que les multiples détails de la scène comme par exemple les gestes des deux hommes, le bras nu de la femme au carrosse poussiéreux, la jeune femme ne parvenait plus que très rarement, et à chaque fois avec une peine accrue et une intensité moindre, à éprouver la trouble émotion née de son rêve, ce vertige fébrile qui nouait et dénouait ses entrailles quand les chocs des coups résonnaient sur le pilier, et que l'église s'anéantissait tout entière. Aussi, afin de pouvoir à loisir retrouver ce qu'elle n'avait jusqu'alors jamais connu, pas même lors des étreintes fatiguées du vieux comte qui l'avait épousée, Beata Désidério eut-elle l'idée de faire peindre son rêve. ".
récits
Une vieille dame qui rate sa blanquette, un haricot qui germe dans le nez d'une fillette, un bébé qui tète sa chienne, une femme qui refuse de manger, une autre qui se fait ogresse, un cannibale malgré lui... Autant de récits inspirés de faits réels, où la nourriture est prétexte à dévoiler ce qui se cache en chacun de nous, où la nourriture devient langage. Comiques, tragiques, tragi-comiques, il y en a pour tous les goûts, y compris pour les gourmands de littérature. Ce livre a obtenu le prix Goncourt de la Nouvelle 1987.
Marseille n'a pas complètement abandonné l'accent rascasse de Pagnol pour les hurlements du Stade Vélodrome.
Le rap côtoie toujours le bel canto. Elle n'a pas délaissé les couleurs tonitruantes du Vieux Port et du Panier pour celles, plus problématiques, des quartiers Nord.
La deuxième ville de France est toujours tournée vers la nostalgie de la Grèce maternelle, attirée par la mer placentaire, fracturée en
villages, irréductible et, comme l'expriment les auteurs de romans noirs réunis dans ce livre, le lieu cosmopolite d'une poésie radieuse et
angoissée.
essais sur le roman
Fables illustrées par Willy Aractingi
Premières publications - Odes et ballades - Les orientales - Les feuilles d'automne - Les chants du crépuscule - Les voix intérieures - Les rayons et les ombres
Châtiments - Les contempaltions - La légende des siècles, Première série - La chanson des rues et des bois - La voix de Guernesey
L'année terrible - La légende des siècles, Nouvelle Série - La légende des siècles, Dernière série - L'art d'être grand-père - Le pape - La pitié suprême - Religions et religion - L'âne - Les quatre vents de l'esprit