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Quelles furent les dernières pensées de Franz et Elena ? C'est la question qui obsède Pierre, après que son père, Lev Rotko, lui a raconté
un soir de novembre 2001 ce qu'il lui avait obstinément caché durant des années : le destin de ses parents, Franz et Elena, des Juifs russes
assassinés par les nazis, son exil en 1953, et tous les malheurs communs aux êtres pris dans la tourmente de la guerre. Pour Pierre, cette
révélation est comme une déflagration : la guerre, qu'il connaît bien pour avoir sillonné, en tant que grand reporter, l'Afrique de l'Ouest,
fait cette fois effraction dans son histoire intime. Il veut vraiment connaître Franz et Elena ? Alors il lui faut éprouver la vie avec la
peur, la vie avec la mort. Du jour au lendemain, Pierre part pour Grozny, qui se révèle tragiquement parfaite pour faire l'expérience de l'abandon. Et Démon est le roman de cette expérience.
Dans ce livre au souffle épique défilent tour à tour le massacre des Juifs d'Ukraine, la mort de Staline, l'attaque des Twin Towers vue par
Poutine, un attentat meurtrier dans un théâtre de Moscou. Thierry Hesse transforme notre actualité en histoires. En mettant en scène des
dizaines de personnages, de lieux, d'époques, il nous prouve qu'il sait aussi transformer notre Histoire en roman, comme avant lui Tolstoï
ou Vassili Grossman.
Partir, dit-on, c’est mourir un peu. À suivre Éric Holder dans les méandres de ses sentiers délicats, on aurait l’impression de revivre. Bien plus que la destination, c’est le voyage qui compte. Un voyage à l’intérieur de huit nouvelles et par tous moyens : à pied, en chemin de fer, à moto, en voiture, etc. Mais qu’importe, pourvu qu’on ait l’ivresse.
Celle du jeune narrateur qui par son échappée belle parachèvera son éducation. Celle de cet écumeur de rivières qui a pour maison le monde
sur un coup de volant. Le motard n’est pas en reste : pesanteur abolie au profit de la force centripète, halte impromptue, plaidoyer pro
moto. Se souvenir d’une Alfa Romeo rouge, et Anne Deux apparaît sur le siège conducteur. Dans le train, la conversation oiseuse d’un couple
anglais se révèle être le déclencheur d’un cocorico d’anthologie. Et parfois suffit au bonheur de marcher dans la campagne tout en écoutant
le pèlerin, frère Jean. Ne reste plus qu’à s’accommoder du jet lag où le songe peut l’emporter sur la réalité, à moins que ce ne soit le
contraire.
L'écho des exploits de Tèmudjin galope dans la steppe, et ceux qui hier l'avaient abandonné se joignent à son armée d'archers. Subtil et patient, Tèmudjin a le flair du loup. A ses côtés, le fidèle Bo'ortchou, droit dans les ténèbres, n'aura de cesse de veiller à la grandeur de Tèmudjin, le futur Gengis Khan, qui constitua le plus vaste empire que la terre ait connu.
Gengis Khan mettra vingt ans pour rallier les clans mongols sous sa bannière ; puis c'est au galop qu'il mènera ses conquêtes, avec ses
cavaliers insaisissables annexant des empires, tels la Chine et la Perse, écrasant des armées dix fois plus importantes, des civilisations
protégées par des citadelles réputées imprenables. Le récit de Bo'ortchou nous éclaire sur l'âme et le génie de Gengis Khan ce " fléau surgi
de la terre de Gog et Magog ", qui pensait aplanir les dissensions des peuples en leur imposant un Maître unique.
De cette épopée, Bo'ortchou fait un roman d'amour. Naïf et fidèle, il apprendra à ses dépens à quel point Khan, son frère juré, demande à
ses femmes et ses fidèles, tout comme à ses chevaux, l'exclusivité de leur passion.
Looking for Hortense
Les Rougon-Macquart
Voici, dans la France moderne et industrielle, les " Misérables " de Zola. Ce roman des mineurs, c'est aussi l'Enfer, dans un
monde dantesque, où l'on " voyage au bout de la nuit ". Mais à la fin du prodigieux itinéraire au centre de la terre, du fond du souterrain où il a vécu si longtemps écrasé, l'homme enfin se redresse et surgit dans une révolte pleine d'espoirs.
C'est la plus belle et la plus grande œuvre de Zola, le poème de la fraternité dans la misère, et le roman de la condition humaine.
Sotie
- Eh bien! voilà, commença Valentine après qu'Arnica se fut assise: Le pape...
- Non! Ne me dites pas! Ne me dites pas! fit aussitôt Mme Fleurissoire, étendant la main devant elle; puis, poussant un faible cri, elle
retomba en arrière, les yeux clos.
- Ma pauvre amie! ma pauvre chère amie, disait la comtesse...
Enfin Arnica ouvrit un oeil et murmura tristement:
- Il est mort?
Alors Valentine, se penchant vers elle, lui glissa dans l'oreille:
- Emprisonné.
Sur une plage de l'Atlantique nord, un homme en état d'ivresse et complet veston s'avance, nus pieds, vers une femme aux yeux clos, offerte au soleil. L'homme s'effondre et s'endort, en proie au remords d'avoir tué. Il s'appelle Jérémy, c'est un ancien officier.
Un artiste compositeur sans grande audience s'exile volontairement à Reims où il vient d'accepter un poste de professeur de musique dans une
institution privée pour jeunes aveugles. Solitaire, entre l'institut Perseval et son hôtel de la rue de la Folle-Peine, il emploie son temps perdu à errer dans la ville. Très vite il distingue parmi les passantes une jeune femme dont il tombe éperdument amoureux. Hasard ou bonne fortune, cette silhouette resurgit mystérieusement çà et là, parfois à quelques heures d'intervalle.
Ce récit singulier d'Hubert Haddad, tout empreint d'inquiétante étrangeté et que sous-tend une interrogation sur l'art musical et
l'imaginaire, s'inscrit au cœur de son œuvre de nouvelliste et de romancier.
Devenir autre. Vivre à travers une identité différente, un autre corps, les aventures, les passions, les désirs qui nous sont interdits...
Ce vieux rêve que chacun de nous a fait un jour, Aline, jeune enseignante à la vie (trop) rangée, le conçoit à son tour en regardant un beau
garçon blond, Lucien.
Et l'impossible se produit: une partie d'elle-même, sa part masculine, abandonne son corps de femme pour celui du jeune inconnu. Elle est
Lucien et Aline.
L'auteur baptise le nouveau personnage Orlanda. Voici Aline entraînée, à la fois témoin et actrice, dans un tourbillon d'aventures, de situations tour à tour enivrantes et drôles, où va se révéler la face cachée de ses désirs...
La réponse d'une autrice Belge à l'oeuvre "Orlando" de Virginia Woolf.
"Le contraire du coton" n'est pas ce livre ci, mais un autre introuvable, d'un certain Lipsky - catalogue de souvenirs
disponibles et impersonnels où Étienne Dun accepterait qu'on lui trouve un passé.
Il a soixante sept ans. Il n'a pas vu son père depuis trente ans et n'a jamais pris l'avion. Etienne Dun n'a pas la mémoire des souvenirs.
Son père, Georges Dun aura cent ans l' année prochaine, qui est toujours l'année suivante. Il n'est pas inquiet, car, un siècle durant bon
an mal an, il a toujours eu une année devant lui.
Odette Maillart fut l'amante de l'un puis de l'autre. Elle peint. Un avion tombe.
Ils sont vieux. Ils sont trois. Trois, comme on écrit, à la première, à la deuxième ou à la troisième personne.
Une voix légère et grave tendre et mordante, souvent hilare, les raconte. Une phrase qui a la démarche hésitante de l'oisiveté, mue par une
imagination alerte et comme innocente, et qui, du plus lointain souvenir, vient se poser sur le bord instable du présent.
Cela se passe entre 1941 et 1943, dans les Abruzzes. Non loin du Gran Sasso, cette écrasante montagne qui impose sa force tellurique comme
une ombre portée sur le temps. Par une de ces décisions absurdes et nocives dont le fascisme est friand, les Chinois de la péninsule ont tous été internés ici et constituent une étrange communauté, dont le mutisme est peut-être la meilleure protection. Ils sont à un moment cent seize, parfois moins, parfois plus. La vie s’écoule, sans but et sans substance.
Un jour, les autorités organisent une grande cérémonie, drolatique et insensée, de conversion au catholicisme. Puis le labeur reprend, aux
champs ou ailleurs, dans un mélange d’ennui, de désarroi et de fausse résignation, jusqu’au jour où tout bouge et où le groupe se disperse. Est-ce parce qu’ils étaient une masse silencieuse et disciplinée, est-ce parce qu’ils venaient d’ailleurs, de cet Orient lointain, que l’Histoire les a gommés ?
L’auteur, en restituant une page oubliée de l’Italie mussolinienne, offre une métaphore de l’exil, de l’immigration et des menaces de
l’intolérance.
Porté à l’écran par le cinéaste Claude Jutra, Kamouraska est considéré à juste titre comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature québécoise.
Dans la vieille ville de Québec, au milieu du 19e siècle, Mme Rolland accompagne son mari dans les derniers moments de sa vie. Et tandis
qu’elle guette le souffle ultime de celui avec qui elle a vieilli, “attentive au moindre mouvement de la mort”, lui reviennent en rafales
des souvenirs de sa jeunesse tumultueuse, de ses amours froides et de ses passions violentes. “Un mari, deux maris, et l’amant qui m’a
laissée pour compte un soir de février. C’était à Sorel. Après le malheur de Kamouraska. Au retour de mon amour de Kamouraska. Je n’avais
jamais été aussi proche du bonheur.”
“Seule dans le désert du mois de juillet”, Mme Rolland se souvient. Son premier mari, Antoine Tassy, seigneur de Kamouraska, beau, fou,
violent, terrifiant, puis son amant, un médecin américain, George Nelson, et leur amour meurtrier. “Un jour, c’est entre deux policiers que
j’ai dû affronter cette terre maudite. Moi, moi, Elisabeth d’Aulnières, veuve d’Antoine Tassy, épouse en secondes noces de Jérôme Rolland.
Et j’avais envie de rire à la face du monde entier.”
Grâce à ce roman à la forme audacieuse, à la chronologie brisée puis redessinée, à l’écriture brûlante, au style incandescent, Anne Hébert,
récipiendaire du prix Femina pour Les Fous de Bassan et du prix du Gouverneur général pour L’Enfant chargé de songes,
s’est imposée comme l’un des plus grands écrivains de la francophonie.
Imaginez : vous êtes au bord du précipice. A l'instant fatidique, un homme vous sauve la vie. En échange : votre engagement à faire tout ce qu'il vous demandera. Vous acceptez et vous voilà embarqué dans un incroyable voyage où tout semble vous échapper. Plus qu'un roman, une réflexion sur soi-même qui nous invite à prendre notre destin en main.
Le passage de l'Aulne, fleuve de Bretagne qui rejoint la rade de Brest, est un lieu réel et mythique auquel la mémoire du narrateur
s'attache obstinément. "Orphelin de l'enfance ", celui-ci s'abîme dans l'absence, la mort du grand-père Gaël, l'abandon intérieur,
la détresse de Julia.
Ce roman se noue par entrecroisements de souvenirs, ces "boîtes gigognes de la mémoire ", riches de sensations, de couleurs et de
mots. Le temps de l'écriture se fait à mesure plus présent et l'identité se reconquiert...
Tunis, ses avenues encombrées, son théâtre kitsch ; le souk et ses ruelles attrape-touristes ; La Goulette et son bel inconnu, Carthage sans Flaubert... Des sites, des villes, mais aussi des voix: le jeune Wahid dont toutes les phrases se terminent par " c'est normal " ; le peintre de Kairouan, jamais en panne d'inspiration pour vanter ses œuvres ; la tribu des chauffeurs de taxi ; le groupe hiératique des femmes en noir sur la place du marché. Au gré des rencontres, au fil des saisons et des voyages, un pays se dévoile. Dans ces Fragments tunisiens, Christian Giudicelli trace la carte émouvante et secrète des souvenirs. Non sans humour, il nous invite à suivre les fantaisies littéraires d'un voyageur.
" Entre la beauté que vous, Pierre Bonnard, m'avez jetée dans les bras, sans le savoir, et celle que vous avez aimée au long de quarante-neuf années, il y a un monde, ou ce n'est pas de la peinture. Il y a un monde et c'est l'aventure du regard, avec ses ombres, ses lumières, ses accidents et ses bonheurs. Un monde en apparence ouvert et pourtant fermé comme une vie d'homme. Les clés pour y pénétrer ne sont pas dans les livres, pas dans la nature, mais très loin derrière nos yeux, dans ce jardin où l'enfance s'est un jour assise, le cœur battant, pour attendre la mer. C'est là qu'il faut aller. C'est là que Marthe m'a rejoint dans le musée à colonnade et m'a sauvé de la solitude et de l'ennui où je mourais. "
roman
"Tout avait commencé avec la peur. Tout finirait avec elle."
"On ne vous aura rien dit sur L'Empire des loups si on ne vous a pas prévenus des incroyables embardées que recèle ce livre toujours
surprenant..."Christian Sauvage - Le Journal du Dimanche.
"Avec ses thrillers inquiétants, Jean-Christophe Grangé a conquis le public. L'Empire des loups porte plus que jamais sa griffe singulière... En chasseur solitaire. En loup pas facile." Olivier Le Naire - L'Express.
L'héroïne de cette histoire, une petite fille, laisse derrière elle un sillage de malheurs. Et pourtant, chacun voit en elle la pureté, l'idéal, ce quelque chose d'enfoui au plus profond des hommes depuis l'enfance, cette perfection physique et mentale qu'ils rêvent de posséder à jamais. Tous désirent cette enfant incompréhensible, murée dans le silence d'avant la puberté. A ses yeux à elle, tout est simple. Elle est à l'âge de cristal, et le mauvais lieu, c'est le monde qui s'agite autour d'elle comme un shaker d'où sortira le cocktail qui fait vieillir " : haines, envies, passions sexuelles et autres... Et la vie fait marcher ses marionnettes de sang : Perrotte, Brochard, Marthe Réau, Fernande, Félix... Seule, devant tout le monde et avec tout le monde, la petite Louise se tait.
"Je ne sais pas si je suis un provincial ou un Parisien. Je suis né par hasard en Normandie. Pau et le Béarn où j'ai passé mon enfance et mon adolescence m'ont inspiré une bonne partie de mes livres. Mais ma ville, c'est Paris. J'ai l'impression que les vrais Parisiens sont ceux qui sont nés ailleurs et pour qui vivre à Paris est une conquête. Il me suffit de passer sur un pont de la Seine, et je m'émerveille. Des ciels incomparables ! Ce n'est pas un rêve, je suis à Paris !" Roger Grenier.
Ni Dieu ni Diable, Moïra, dans la mythologie grecque, représente la destinée. Elle s'attache à faire advenir l'improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées. Ainsi Marion, qui s'est mariée en espérant former un couple moderne, découvrira qu'on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et Beauvoir. Mais Moïra lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée avec un Irlandais un peu fou, un peu poète. Sa mère Alice, quatre-vingts ans, journaliste féministe de choc, s'est juré de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé que Moïra l'aidera à relever avec panache. La Touche étoile est une leçon des Ténèbres, dite sur le ton de l'allégresse. Le roman émouvant et drôle de plusieurs générations de femmes.
De même que Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder, en mélangeant un roman et l'histoire de la philosophie, avait mis ce domaine du savoir à la portée d'un grand nombre de lecteurs, Le Théorème du perroquet de Denis Guedj mêle étroitement une histoire captivante, où il est question de forêt amazonienne, de bibliothèque perdue et... de perroquet, et l'histoire des mathématiques. Ce romancier, scénariste et mathématicien démontre par a + b que Pythagore, Fermat, Évariste Galois et Georg Cantor sont de véritables personnages de roman, et les nombres irrationnels, la théorie des ensembles ou la géométrie dans l'espace des thèmes passionnants et des ressorts dramatiques ignorés. Emporté par un enthousiasme communicatif, le lecteur le plus hermétique saisit non seulement le sens général de la recherche mathématique, mais il en vient aussi, non sans quelque agressivité, à se demander pourquoi l'enseignement qu'on lui a dispensé à l'école lui a dissimulé tant de merveilles !
vies imaginaires d'Erich Sebastian Berg
Erich Sebastian Berg naît à Munich en 1940. Après des études au collège bavarois d'Ettal, il entreprend son initiation de peintre chez un
vieux maître d'Anvers.
Il arrive à Paris et connaît un succès immédiat. Mais Erich Sebastian Berg est l'homme des passions, des emballements, des ruptures, des
départs. Il disparaît, erre du côté de la Bretagne et de l'Irlande, continue de peindre, sous d'autres noms. Il aime, désire, peint des
corps, des triptyques. Caché sous ses hétéronymes, il ne cesse de voyager et de produire, malgré les deuils, la solitude, la folie.
Ce livre retrace les cheminements de ce peintre imaginaire, ses rencontres, ses fascinations, ses œuvres, sa double vie, affective et
créatrice. C'est l'histoire d'un homme immergé dans l'histoire et la création - des années 50 au début du nouveau millénaire.
C'est tout bonnement la suite de À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie : exactement ce que j'avais dit que je ne ferais jamais. Un an
et demi a séparé ces deux livres. Le temps de la renonciation à l'écriture, celui de l'expérience. On retrouve les mêmes personnages : Hervé
Guibert, écrivain malade du sida, ses proches, la communauté des malades et de leurs soignants. Claudette Dumouchel, jeune médecin de vingt-huit ans, entre en scène. Une étrange relation va s'inventer à chaque examen entre cette femme très belle et le narrateur. Une
relation peut-être proche de l'amour, on ne sait jamais.
Un nouveau médicament, aussi, est apparu, très difficile à obtenir et incertain, encore au stade de l'expérimentation, le DDI. Aux
Etats-Unis, il a déjà tué trois cents personnes qui se l'étaient procuré au marché noir et l'avaient utilisé sans connaître les doses, sans surveillance médicale, aveuglément, désespérément. En France, pour l'instant, on le délivre aux malades qui sont à la dernière extrémité,
dans un protocole qualifié de " compassionnel " par les médecins.
C'est ce nouveau médicament qui m'a permis de surmonter mon épuisement, et d'écrire. Si À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie racontait la
prise de conscience de la maladie et son travail sur le corps et sur l'âme, Le protocole compassionnel raconte l'étonnement et la douleur,
la rage et la tristesse d'un homme de trente-cinq ans dans lequel s'est greffé le corps d'un vieillard. Mais le bonheur d'une rémission fait
une incursion dans le malheur.
David les a vus, son père et sa mère, leur valise à la main, entre deux policiers. Il les a attendus, longtemps, longtemps. Lui, il dormait chez les voisins depuis des mois. C'est pour cela qu'il n'avait pas été emmené. 1944... David a quinze ans, il est vivant. Il est rempli de douleur et de rage, et surtout habité par toutes ces voix contradictoires : "tu es juif, tu es comme tout le monde, tu es français, ils t'ont abandonné, il faut faire confiance, il ne faut jamais faire confiance. On est seul. On n'est jamais seul". Il écrit pour comprendre.
Automne 1913. A Paris et ailleurs - de Budapest à la Birmanie en passant par Venise -, une jeune femme intrépide, Gabrielle Demachy, mène une périlleuse enquête d'amour, munie, pour tout indice, d'un sulfureux cahier hongrois recelant tous les poisons - des secrets de cœur au secret-défense. Habité par les passions, les complots, le crime, l'espionnage, et par toutes les aventures qu'en ce début du XXe siècle vivent simultanément la science, le cinéma ou l'industrie, Dans la main du diable est une ample et voluptueuse fresque qui inscrit les destinées sentimentales de ses personnages dans l'histoire d'une société dont la modernité est en train de bouleverser les repères. En 1913, Gabrielle Demachy s'avance, lumineuse et ardente, dans les rues de Paris, sur les chemins du Mesnil ; entre l'envol et la chute, entre eaux et sables, la voici qui s'engage dans le roman de sa vie...
qui êtes-vous?
Une biographie de l'auteur de "Regain" et du "Hussard sur le toit"
Il s’appelle Jésus et, tout compte fait, c’est un pauvre diable. Cet ouvrier agricole sait, depuis toujours, que la passion, la haine et la
violence circulent comme le vent, entre le monde des humains et le monde des bêtes. Il sait aussi, sans s’en affliger, que la vie et la mort
n’en finissent pas de se mêler dans cet univers où la hache détruit le hêtre, où la musaraigne avale le ver de terre, où les hommes
fracassent, dans l’indifférence, la tête des chats et celle des femmes.
Il sait tout cela, Jésus, et il n’en fait pas un drame. Autour de lui, il y a l’immense nature dont le mystère lui est familier ; il y a
Épiphanie dont il capte les pensées et les frissons ; il y a un assassin et des enfants perdus ; il y a enfin ce sanglier qui se roule dans la souille et règne sur la forêt en seigneur nonchalant…
Brossant au cœur d’un microcosme normand le portrait d’un valet de ferme, Franz-Olivier compose une histoire à rebondissements qui tient du
polar autant que de la fable mystique.
A Argenteuil, dans la famille où sa mère l'a placé, on l'appelle " l'affreux " car il ne peut s'empêcher, sans cesse, de dire des " affreusetés ". De plus, il n'est pas très beau. Mais à cet affreux, qui se prénomme Aristide, il reste la ressource du charme, de la dérision ou de l'humour pour plaire à des jeunes filles comme Nathalie, ou à des femmes comme Madame Bergson... Accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, ce curieux personnage - une sorte de bâtard à la Mark Twain, un peu arabe, un peu zonard - sera condamné à fuir, et ce roman raconte avec drôlerie l'histoire picaresque de sa galère à travers la France. Au passage, Aristide en tire une philosophie très personnelle: " Si les gens croyaient en Dieu, dit-il ainsi, ils seraient moins méchants. Je me demande s'il ne faudrait pas leur envoyer une nouvelle fois Jésus-Christ pour les convaincre. Mais il ne voudra jamais revenir... " Tel est Aristide : comique, cosmique, malin et moraliste.
"Sur son lit de souffrances, quelques semaines avant de mourir, maman m'avait mis en garde : "Qu'est-ce que c'est bête, un homme. - Je ne comprends pas. - C'est bête, égoïste et pas fiable. Antoine, promets-moi de ne jamais te comporter comme un homme." Je me souviens que j'avais hoché la tête. Encore une promesse que je n'ai pas tenue. Je suis toujours resté à l'affût. Même quand j'étais heureux en ménage, ce qui fut souvent le cas, je continuais à rechercher le très grand amour, celui qui, selon Spinoza, constitue un "accroissement de nous-même". C'est exactement la sensation que j'éprouvais en observant la jeune fille aux cheveux d'or. Je m'accroissais. Je m'élevais aussi."
Le hussard sur le toit : avec son allure de comptine, ce titre intrigue. Pourquoi sur le toit ? Qu'a-t-il fallu pour l'amener là ? Rien moins qu'une épidémie de choléra, qui ravage la Provence vers 1830, et les menées révolutionnaires des carbonari piémontais. Le Hussard est d'abord un roman d'aventures ; Angelo Pardi, jeune colonel de hussards exilé en France, est chargé d'une mission mystérieuse. Il veut retrouver Giuseppe, carbonaro comme lui, qui vit à Manosque. Mais le choléra sévit : les routes sont barrées, les villes barricadées, on met les voyageurs en quarantaine, on soupçonne Angelo d'avoir empoisonné les fontaines ! Seul refuge découvert par hasard, les toits de Manosque ! Entre ciel et terre, il observe les agitations funèbres des humains, contemple la splendeur des paysages et devient ami avec un chat. Une nuit, au cours d'une expédition, il rencontre une étonnante et merveilleuse jeune femme. Tous deux feront route ensemble, connaîtront l'amour et le renoncement.
" Vous n'avez rien vu venir et vous ne l'aimez plus. Vous demandez à vérifier. Il s'agit d'être sûr. Mais vous doutez. En fait, vous l'aimez et ne l'aimez pas à la fois. Il faudrait vous décider, ça devient agaçant. Vous l'aimez pensez-vous, mais ne supportez pas quand il traverse le salon en peignoir. Quand il s'installe devant la télévision dans cette tenue, les cheveux encore mouillés, plaqués en arrière. Lui, sans doute vous l'aimez, mais c'est la même scène répétée chaque jour qui vous indispose. Il ne s'agit pas de tout mélanger. Ce qui est sûr, c'est que vous éprouvez de la tendresse pour lui. C'est ce que l'on dit, paraît-il, quand on n'aime plus. Plus on éprouve de tendresse et moins on aime, alors ? Mais qui peut dire la différence entre les deux ? La tendresse, c'est quand on n'a pas de désir. On se caresse la joue avant de s'endormir. C'est Pimprenelle et Nicolas. "
Une année étrangère Partie en Allemagne comme jeune fille au pair, Laura, à dix-sept ans, découvre tout d'abord qu'elle ne connaît pas si bien la langue de ce pays étranger. Puis c'est au tour de la famille qui l'accueille, un couple et deux enfants, de la troubler par leur simple mode de vie, leur comportement, leurs habitudes. Est-elle venue pour s'occuper des enfants, pour effectuer des tâches ménagères, pour parfaire cette langue ou tout simplement pour grandir enfin ? Elle est arrivée dans une famille banale qui paraît moins déchirée que la sienne, moins lourde de secrets et pourtant, peu à peu, Laura va affronter plusieurs mystères : mystère des origines, de la transmission. Elle aimerait tant déceler à travers ces personnages une vérité, un sens qui lui permettraient enfin de combler les vides et les silences de son adolescence interminable. Reconnaît-elle en s'attachant au seul garçon de la famille le petit frère qu'elle a perdu ? A-t-elle raison d'attendre avec autant de fièvre des nouvelles des siens restés en France ? Parce qu'elle retrouve chez le grand-père des enfants un exemplaire de Mein Kampf, elle est prête à tirer des conclusions hâtives et ne peut s'empêcher de lire ces pages frappées d'interdit qui la révulsent tout en la fascinant. La mère des enfants tombe malade. Le père semble se rapprocher de Laura chaque jour. Que recherche-t-il auprès d'elle ? Laura se demande quel est le prix à payer pour devenir une femme, affronter l'avenir, quitter cette maison pour rentrer dans la sienne.
"C'était le gibet idéal pour crucifier des hérons, des cygnes. Des traits fins, mais qui semblaient avoir réclamé chacun un ouvrier immense, les sourcils, arqués et emmêlés dans un de ces dessins parfais qu'ont les algues minuscules après la tempête, sourcils pour lesquels il avait fallu l'océan." Telle était Bella de Fontranges et Philippe Dubardeau fut séduit. Autour du couple, deux clans ennemis : les Rebendart et les Dubardeau. Pour régner sans partage sur la scène parisienne, mondaine et politique, les uns accusent les autres du crime de forfaiture. Nous sommes à la fois entre les deux guerres et aujourd'hui. "René Dubardeau, mon père, avait un autre enfant que moi, c'était l'Europe." L'Europe ? Jean Giraudoux une fois déjà prophète ? Mais ces personnages portent lavallière, jonc à pomme d'or et décorations. L'humour de Giraudoux éclate dans cette prodigieuse satire sociale qui nous rappelle ce qu'était, ce que demeure le style.
"D'un homme à la mémoire lacunaire, longtemps plombée de mensonges puis gauchie par le temps, hantée d'incertitudes, et un jour soudainement portée à incandescence, quelle histoire peut-on écrire ?"
Franz-Georg, le héros de "Magnus", est né avant guerre en Allemagne. De son enfance, "il ne lui reste aucun souvenir, sa
mémoire est aussi vide qu'au jour de sa naissance". Il lui faut tout réapprendre, ou plutôt désaprendre ce passé qu'on lui a inventé et dont le seul témoin est un ours en peluche à l'oreille roussie : Magnus.
Dense, troublante, cette quête d'identité a la beauté du conte et porte le poids implacable de l'Histoire. Elle s'inscrit au coeur d'une
oeuvre impressionnante de force et de cohérence qui fait de Sylvie Germain un des écrivains majeurs de notre temps.
"Il existe des êtres qui ne subissent pas la loi de l'évolution. Ce sont les légumes cliniques", ou des tubes par où circule seule la nourriture. Ces tubes ne sont pas pour autant sans cervelle puisqu'il arrive que celle-ci, suite à un "accident fatal", se réveille soudain, et déclenche la vie.
C'est exactement ce qu'a vécu la (très) jeune narratrice de "Métaphysique des tubes" durant les deux premières années de sa vie
qui furent muettes, immobiles, végétatives, bref divines. Au sens propre, car ce singulier bébé n'ignore pas qu'il est Dieu lui-même,
méditant sur ce monde qu'il hésite à rejoindre. Sous forme de monologues intérieurs, considérations philosophico-drolatiques, on déguste le récit de ces trois premières années d'une vie française au Japon, pays merveilleux où de la naissance à la maternelle, l'enfant est un dieu.
Heartbreaker
Irreplaceable
The Class
En racontant pour la première fois comment elle est devenue Virginie Despentes, l'auteur de "Baise-moi" conteste les discours bien-pensants sur le viol, la prostitution, la pornographie.
Manifeste pour un nouveau féminisme.
Deux personnages déambulent en philosophant. On ne sait qui ils sont. On ne sait d'où ils viennent. On ne sait où ils vont. Tout ce que l'on sait, c'est que l'un est le maître de l'autre. Bientôt on se demandera lequel...
Roman
Ce roman inaugure un cycle intitulé "Le Quatuor d'Alger". L'histoire débute en juin 1830, date de la prise d'Alger par la flotte
française.
Suivent vingt années de lutte, que domine la figure de l'émir Abdelkader. Puis vient le temps d'une suprématie française sans partage.
Ces scènes d'histoire alternent avec le récit de la propre enfance de la narratrice, dans un village du Sahel.
Autour d'elles, un monde de femmes cloîtrées rêvent à d'inaccessibles rencontres amoureuses...